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Marseille : les habitants des quartiers Nord dénoncent la fracture sociale, « tout est dégradé, on n’a même pas de transports en commun, mis à part des bus »

09/09

Derrière une longue banderole « Maison-Blanche brûle – Marseille en péril », les manifestants scandaient : « Solidarité avec les délogés ! », « Nous sommes tous des enfants de Marseille ! », « Gaudin, aux Goudes, va te jeter ! », appelant, sur leur passage, la population à les rejoindre. Mariama marche en poussant ses jumeaux de 18 mois en poussette. « Tout est brûlé chez moi, au 8e étage. Avec mes cinq enfants, on est logés à l’hôtel depuis. À la Joliette puis à l’Estaque puis au Vieux-Port. J’ai besoin d’un appartement, vite, car mes enfants vont à l’école Canet Ambrosini, près de Maison-Blanche. Je dois les réveiller à 6 heures, on est fatigués, ça fait 16 jours… » Aurélia habitait, elle, au 5e étage. « On est à l’hôtel vers le marché aux puces, avec les enfants et mon père handicapé. On paie le bus et la cantine en plus, ça ne peut pas durer. Les gamins ont peur, ne veulent pas y retourner, pensent que tous les immeubles vont s’effondrer ou brûler. » À l’école, le directeur a mis en place un groupe de parole.

Vers 14 h 20, les manifestants ont retrouvé les gilets jaunes sur le Vieux-Port pour rejoindre ensemble la mairie, avant de se disperser.
Dans le défilé, Kamel, figure emblématique des grévistes du McDo de Saint-Barthélémy, porte son gilet jaune, symbole « de la détresse humaine mise sous les projecteurs ». « On vient dénoncer la fracture sociale, tout est dégradé dans les quartiers Nord, on n’a même pas de transports en commun mis à part des bus. » En tête, Naïr, qui a fondé le collectif Maison-Blanche le 31 juillet 2018 après un drame, une fillette tombée du 12e étage, réveillant la volonté de dénoncer des conditions de vie détériorées.

« La Ville ment lorsqu’elle dit qu’elle prend en charge tous les sinistrés, clame-t-il. Elle ne propose qu’un hébergement en hôtel pour 11 familles, 40 personnes, alors que 67 ne peuvent pas réintégrer leur appartement. La préfecture l’a constaté vendredi. On s’occupe, avec le collectif du 5-Novembre, de loger tous les autres et de fournir repas, tickets de bus, soutien psychologique et administratif à tout le monde ! »

La Provence

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