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Le père de Yann Moix se défend des accusations de maltraitance qui figurent dans le roman « Orléans »

18/08

[…] José Moix a accepté, non sans un certain courage, de livrer sa version des faits, de revenir sur l’époque où son fils vivait encore sous son toit, c’était dans les années 1970-1980.

«Tout d’abord, je tiens à dire que notre fils n’a jamais été battu.» Avec une nuance, aussitôt apportée par José Moix : «La notion d’enfant battu a évolué entre les années 1970-80 et aujourd’hui. De nos jours, une simple tape sur les fesses d’un enfant est très mal perçue. Peut-être même risque-t-on gros.» Sa façon de rappeler, qu’à l’époque, ça se faisait.

Et il l’a fait, il ne s’en cache pas. «Comme cette fois où Yann a tenté de défenestrer son frère du premier étage. Ce jour-là, oui, il a eu la correction qu’il méritait, comme le jour où il a mis la tête d’Alexandre (son frère) dans les WC et a tiré la chasse d’eau. Je ne le nie pas, il a alors ramassé une bonne paire de claques. Mais il était un ado dur. Et peut-être qu’au fond, si j’avais été moins sévère, il n’en serait pas là où il est aujourd’hui, vu ses fréquentations de l’époque.» […]

«Dans une autre émission, il a rapporté que je le mettais à genou devant notre cheminée, et l’obligeais à brûler lui-même ses livres et dessins en le frappant. Comment peut-il inventer de telles choses, aussi odieuses ?», interroge le père, aujourd’hui âgé de 75 ans. L’ancien kinésithérapeute, spécialiste de la pédiatrie, poursuit : «J’ai des origines catalanes et ai été strict, j’en conviens, mais jamais je n’aurais été capable de faire manger ses excréments à mon fils. Prétendre cela relève de la psychiatrie, ce n’est pas possible !» […]

«Je n’ai pas lu son roman, peut-être le ferai-je d’ailleurs, même si je sais que ça va me faire mal. Je sais plus ou moins ce qu’il y a dedans, car on me l’a rapporté. Mais comment Yann peut-il décrire sa mère lui courant après avec un couteau pour le tuer ! On croit rêver, c’est aberrant. Comprenez-moi bien, qu’il m’en veuille à moi parce que j’ai été sévère, je peux l’accepter, mais le reste de la famille (qu’il ne voit plus non plus) ne lui a jamais rien fait. Jamais sa maman n’a levé la main sur Yann.»

La République du Centre


Le nouveau roman de l’écrivain sort le 21 août. Son père donne sa version des faits dans une interview.

Son père José a décidé de prendre les devants en accordant une interview au quotidien local « La République du Centre » publiée ce samedi 17 août, dans laquelle il avoue son incompréhension face à une « pure affabulation ». « Je tiens à dire que notre fils n’a jamais été battu », déclare-t-il, en admettant que « la notion d’enfant battu a évolué entre les années 1970-1980 et aujourd’hui » et en faisant référence à la récente loi d’interdiction de la fessée.

Plusieurs fois, admet-il, son fils Yann a pris « une bonne paire de claques », après des tours pendables joués à ses frères. « Il était un ado dur », se défend l’Orléanais de 75 ans, ancien kiné pédiatrique. […]

(merci à Neuneu)

L’Obs

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