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Dans une Afrique du futur unifiée et prospère où les descendants de colons européens sont venus trouver refuge, Léonara Miano bâtit un monde dans lequel les systèmes de domination seraient renversés

16/08

Avec Rouge Impératrice, la femme de lettres imagine une Afrique du futur forte et unifiée. Une grande histoire d’amour qu’elle entraîne vers la fable politique. […]

Dreads en chignon, bijoux d’argent, tatouage et rouge à lèvres qui s’étire sur un sourire immense, Léonora Miano apparaît rayonnante. Rouge Impératrice, son nouveau roman, est le dix-septième texte d’une œuvre dense, engagée. Un travail de déconstruction des assignations raciales, politiques et sexuelles amorcé il y a une quinzaine d’années et abondamment primé.

En projetant aujourd’hui sa fiction dans une Afrique du futur, unifiée et prospère, où les descendants de colons européens sont venus trouver refuge, Léonora Miano bâtit un monde dans lequel les systèmes de domination seraient renversés. Jouant avec les codes narratifs de la série, l’auteure compose une fresque ambitieuse où les passions sensuelles dansent avec les intrigues politiques une valse hypnotique.

Déclinant une langue étourdissante de puissance, ciselée à l’extrême et façonnée de vocables africains, elle imagine une histoire d’amour entre Boya et Illunga, l’universitaire et le chef d’Etat, la rouge impératrice et le guerrier noir. Une union intellectuelle et charnelle que l’écrivaine va confronter aux jalousies, aux complots identitaires et aux enjeux de pouvoir dans une saga littéraire époustouflante, guidée par le goût de l’exploration romanesque et le plaisir enfantin de l’écriture. Rencontre avec une romancière apaisée, espiègle. Impériale. […]

Après, les choses se sont compliquées parce qu’il a fallu situer cette histoire d’amour dans un environnement, et là, j’ai été rattrapée par tous mes vieux démons : la politique, la question identitaire et surtout l’une de mes passions du moment, le nouveau nationalisme français avec ses thèses sur le « remplacisme » et la colonisation migratoire. […]

Les Inrocks

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