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Pourquoi les étudiants d’écoles de commerce partent faire de l’humanitaire ?

14/08

De plus en plus d’écoles de commerce françaises poussent leurs étudiants à s’engager dans des projets sociaux ou humanitaires, aux quatre coins du monde. Des projets qui plaisent aux étudiants, soucieux de s’engager.

Depuis longtemps, les écoles de commerce poussent leurs étudiants à faire de l’humanitaire. Mais depuis quelques années, certaines écoles ont rendu cet engagement obligatoire. C’est par exemple le cas de La Rochelle BS, qui a lancé « Humacité », de Burgundy SB, qui a créé le dispositif « Pédagogie par l’action citoyenne », ou de l’EMLV, dont les étudiants doivent obligatoirement passer par une « mission solidaire ».

« Les étudiants d’écoles de commerce peuvent parfois être assez autocentrés, les obliger à s’engager dans le social leur permet de rester en contact avec la réalité », explique Sébastien Tran, le directeur de l’EMLV, école de commerce située à la Défense. Aux Restos du Cœur, au Secours catholique, à la Croix rouge ou dans d’autres associations, les jeunes doivent tous mobiliser au moins une centaine d’heures dans l’année. « Cela se rapproche un peu du stage: ils doivent faire un rapport et ils sont évalués par leur tuteur au sein de l’association », complète Sébastien Tran.

Gabriel, étudiant en dernière année de programme grande école à La Rochelle BS, a validé son module « Humacité ». L’été dernier, en compagnie d’autres étudiants de sa promotion, il est parti deux mois en Équateur, pour aider des jeunes en difficulté. (…) « Cela m’a énormément fait mûrir sur ma façon de voir les choses. Je suis devenu moins matérialiste et je suis revenu à des valeurs plus simples. En France, on se plaint toujours alors que l’on a une vie très confortable », témoige-t-il.

(…) Des missions qui donnent des idées aux étudiants. Après avoir travaillé en maison de retraite, Julien, de Burgundy SB, envisage par exemple de partir faire de l’humanitaire en Afrique, pendant son année de césure. « Il y a tellement de gens qui n’ont pas nos conditions de vie, je veux les aider. Je ne veux pas perdre ce lien avec eux, ni ma capacité d’écoute. Dans quelques années, lorsque l’on sera sur le monde du travail, ces expériences dans le social et l’humanitaire seront un plus incontestable », tranche le jeune homme.

Un discours que confirme Gaëlle de Chevron, de l’Esdes: « En entreprise, ceux qui ont été confrontés à des problématiques humaines, sociales et environnementales auront tendance à prendre plus de hauteur », explique-t-elle. Et de conclure: « Leur vécu leur permettra de mener à bien un projet tout en tenant compte de certains sujets importants ».

(…) Le Figaro

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