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Djihadistes français condamnés à mort : l’ONU accuse l’État et « envisage des sanctions »

12/08

« La justice n’est pas rendue, la vérité est cachée. » Depuis le transfert, fin janvier, de 13 djihadistes français détenus par les Kurdes en Syrie et envoyés devant la justice en Irak, les voix ne cessent de s’élever contre la gestion par l’État de ce dossier épineux. À l’annonce de leur condamnation à mort dès le mois de juin par la justice irakienne, une tribune signée par 45 avocats dénonce l’inaction complice de l’État français, rappelant que l’abolition de la peine capitale ne souffre « aucune exception, quelle que soit l’horreur des crimes commis ». Dans un long courrier adressé à Édouard Philippe et révélé par Le Figaro, c’est cette fois-ci à l’ONU de réagir et d’accuser via sa rapporteuse spéciale sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, Agnès Callamard.

« Le transfert de djihadistes français est extrêmement grave, explique Agnès Callamard au Figaro. Il a donné lieu à plusieurs violations du droit international. » Elle estime présenter dans son texte « des faits étudiés et analysés à propos d’actions françaises susceptibles d’avoir bafoué les droits de l’homme et les conventions internationales. »

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La lettre de six pages adressée au Premier ministre est limpide, l’ONU envisage des sanctions.

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Le Point

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