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Royaume-Uni : une demandeuse d’asile « lesbienne », expulsée après avoir été retrouvée au lit avec un homme, autorisée à revenir « aux frais du contribuable »

08/07

Une demandeuse d’asile lesbienne expulsée du Royaume-Uni parce qu’elle avait été retrouvée au lit avec un homme doit être ramenée parce qu’elle a été illégalement détenue et expulsée, a statué la Haute Cour.

La jeune femme de 26 ans, connue uniquement sous le nom de « PN », est arrivée dans le pays en 2010 à l’âge de 17 ans et est restée au-delà de son visa car elle craignait que son oncle ne la tue si elle retourne en Ouganda.

Elle a été arrêtée après l’expiration de son visa et a été envoyée au centre de détention controversé de Yarl’s Wood.

Dans sa demande d’asile, PN a affirmé qu’elle risquait d’être persécutée et éventuellement exécutée si elle retournait en Ouganda, comme le rapporte le Times.

Sa demande a été rejetée en 2013 et elle a ensuite été déportée.

Les responsables du Home Office ont déclaré à la Haute Cour que, que lors d’une perquisition chez elle pour violation de visa, ils l’avaient trouvée au lit avec un homme.

Les enquêteurs ont ajouté que la femme n’avait fourni aucune preuve de relation avec une personne de même sexe, au Royaume-Uni ou en Ouganda.

Dans un jugement publié par le juge Lewis la semaine dernière, ce dernier évoque le fait que la femme n’avait pas eu la possibilité de démontrer qu’elle avait eu une relation lesbienne en Ouganda, comme le rapporte le Times.

Il a jugé que le système d’appel accéléré – mis en place pour la première fois par le gouvernement de Tony Blair en 2005 – ne donnait pas à PN le temps nécéssaire pour recueillir des éléments de preuve.

Le juge Lewis a annulé la décision et ordonné au ministre de l’Intérieur de « faire de son mieux pour faciliter le retour de PN au Royaume-Uni ».

PN a le droit de réclamer des dommages-intérêts du gouvernement parce qu’elle a été illégalement détenue et expulsée.

L’homosexualité est illégale en Ouganda et la communauté LGBT peut souvent être confrontée à la violence et à la discrimination.

Movement for Justice, un groupe de défense des droits humains qui soutient la femme, a déclaré au Guardian que le Home Office ferait probablement appel de cette décision.

Un porte-parole du Home Office n’a pas été en mesure de confirmer le retour probable de PN au Royaume-Uni ni le montant probable des dommages.


Traduction Fdesouche d’un article du Daily Mail


 

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