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Sainte-Agnès (06) : farouchement opposé au centre d’accueil pour jeunes migrants, le maire contre-attaque (MàJ)

01/08

À Sainte-Agnès, village des Alpes-Maritimes situé en haut d’un éperon rocheux surplombant la Méditerranée, l’ouverture d’un centre pour de jeunes migrants suscite la polémique. Certains reprochent même aux maires de Menton et Roquebrune-Cap-Martin de s’être entendus sur leur dos.

« Ici, on n’a pas de police municipale, que des grillons, des chauves-souris et 150 habitants l’hiver » : l’ouverture prévue d’un centre pour des mineurs étrangers isolés, dans un village perché à la frontière italienne, soulève les objections du maire et des défenseurs des migrants.

« On nous a mis au pied du mur », tempête le maire Albert Filippi, qui a pris un arrêté pour bloquer les travaux après un premier recours perdu. Il critique un «défaut de concertation» de la préfecture et du département, et dénonce un choix inadapté en raison de l’isolement des lieux.

« Il y a des locaux disponibles en zone urbaine ! Ici, si vous en avez un qui décompense, il faut 30 à 50 minutes pour que quelqu’un monte, ou pour descendre », reprend Albert Filippi, soutenu par ses administrés qui accusent les maires de Menton et Roquebrune-Cap-Martin de s’être entendus sur leur dos.

En cause notamment : le fait que le centre de vacances appartienne à Roquebrune-Cap-Martin, une commune balnéaire huppée, limitrophe de Monaco. Pourquoi a-t-il été choisi pour accueillir ces mineurs ? « Réquisition préfectorale », répond le maire LR de la ville, Patrick Cesari.

(…) Le Télégramme


03/07/19

C’est une grande bâtisse située au-dessus de Menton, sur la commune de Sainte-Agnès. Ce bâtiment, un ancien centre de loisirs, deviendra un centre d’accueil pour mineurs étrangers isolés. Selon Nice-Matin, le tribunal administratif a confirmé son implantation.

C’est le préfet qui avait décidé de l’ouverture de ce centre mi-avril afin de prendre en charge des mineurs non accompagnés en situation vulnérable. Mais immédiatement, le maire du village s’y était opposé, déposant un recours devant le tribunal administratif. La juridiction a estimé que la préfecture peut utiliser son pouvoir de réquisition.

L’ex-centre de loisirs, qui deviendra un lieu d’accueil, est situé près de la frontière franco-italienne. C’est ici que plusieurs centaines de migrants tentent d’entrer en France pour y demander l’asile ou pour prolonger leur voyage jusqu’au nord de l’Europe.

20minutes.fr

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