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Emmanuel Macron et les classes populaires, une rupture durable

07/06

A l’occasion des élections européennes, le divorce s’est aggravé entre le président et les Français modestes.

La République en marche (LRM) ne doit pas devenir le parti des « bourgeois » et des « élites » sans « l’adhésion des classes populaires » a déclaré Gérald Darmanin.

[…] « Structurellement, tout oppose l’électorat d’Emmanuel Macron et celui de Marine Le Pen, explique Brice Teinturier. D’un côté, on a un électorat urbain, diplômé, aisé, confiant dans l’avenir. De l’autre, un électorat angoissé par les fins de mois, que la mondialisation a broyé, inquiet face à l’immigration et en demande de sécurité et d’autorité. »

Les deux premières années du quinquennat n’ont pas permis de réduire cette fracture. Certaines décisions du gouvernement, comme la suppression de l’ISF ou la baisse de 5 euros des aides au logement, l’ont même accrue. Les mesures de l’exécutif qui s’adressaient directement aux catégories populaires – comme la suppression de la taxe d’habitation ou le dédoublement des classes de CP dans les quartiers défavorisés – n’ont pas non plus permis d’inverser la tendance. « Sans le grand débat et les 17 milliards d’euros que l’exécutif a mis sur la table pour sortir de la crise des ‘gilets jaunes’, le clivage aurait été encore plus marqué », estime Brice Teinturier. […]

Le Monde

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