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Les voleurs d’engins de chantier sévissent en Ile-de-France

07/06

Les travaux publics constituent une véritable mine d’or pour les voleurs. Des engins ou des matériaux de chantier sont régulièrement dérobés en région parisienne par des équipes très organisées qui parviennent à déjouer tous les systèmes de sécurité.

Et ces vols ne sont pas sans conséquences pour les PME. « Car en 2018, on s’est fait voler deux engins, dont une pelle neuve de 20 t sur le chantier de Roissy. Elle vaut près de 200 000 € », soupire Franck Boutier, responsable matériel chez Revaléco. Et entre la perte d’exploitation, à cause de l’absence durant plusieurs jours d’un véhicule ou d’outils pour travailler, et l’assurance qui ne rembourse pas totalement l’objet subtilisé, ce responsable estime à 200 000 € le manque à gagner l’année dernière à cause des vols.

« Ces vols sont l’œuvre de réseaux très organisés, ils déposent les engins sur des plateaux et les sortent rapidement du territoire », décrypte une source judiciaire. Franck Boutier a même vu sur les images des caméras « des engins être recouverts d’une toile ressemblant à celles isothermes, qui les rendent invisibles à la géolocalisation, assure-t-il. Le problème aussi c’est le manque de sanction pour ces voleurs. À moins d’être multirécidivistes, ils ne risquent pas grand-chose s’ils se font interpeller. Et si entre-temps ils ont réussi une dizaine de coups à 100 000 € »

La fédération française du bâtiment (FFB), face au fléau des vols dans les travaux publics, a lancé il y a quelques années une campagne « ras-le-vol » en partenariat avec le ministère de l’Intérieur. Car la fédération française du bâtiment a établi que les vols représentent une perte d’1 % du chiffre d’affaires de l’ensemble de la profession en France. Ce qui représente près d’un milliard d’euros de préjudice en 2018. « Et chaque année on a des PME qui mettent la clé sous la porte à cause des vols, reprend la FFB Grand-Paris. Imaginez une petite entreprise qui est en train de livrer une résidence et qui se fait voler en une nuit 50 tableaux électriques. Ou un entrepreneur qui ne peut plus travailler sans se racheter un engin qui vaut le prix du chantier sur lequel il œuvre depuis quelques mois… »

(…) Le Parisien

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