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Rassemblement de soutien à Aziz menacé d’être reconduit à la frontière : « ne pars pas, épouse moi »

29/05

(…) Apeuré Aziz décide de se cacher chez sa sœur à Lyon. Pendant tout ce temps sans nouvelle, Mathilde croit qu’Aziz l’a quitté : « J’avais beaucoup souffert, je me suis dit finalement ce n’est qu’un connard comme les autres, alors quand il est revenu me voir à mon restaurant, je n’ai pas voulu l’écouter. Il m’a envoyé des lettres, des messages, il m’appelait, il ne lâchait pas. Mais j’étais blessée et je ne voulais pas croire son histoire. Et puis un jour je l’ai informé que je quitterais bientôt Limoges. Il m’a dit « ne pars pas, épouse moi ». »

C’est une histoire digne d’un film. C’est une histoire d’amour avant tout. La sœur de Mathilde, Hélène en témoigne devant le tribunal : « Ils s’aiment vraiment vous savez. Le mariage c’était réfléchi, ils se connaissaient depuis plus de 5 ans. Ils veulent juste passer leur vie ensemble.»

Ce que tous espèrent aujourd’hui c’est une nouvelle appréciation sur le dossier d’Aziz. (…)

Pour la présidente, la situation de Aziz est la suivante : arrivé en France illégalement, il n’a pas travaillé régulièrement, il a été jugé suite aux injures face aux policiers lors de son arrestation en 2014… Mais elle va poser une question à Aziz pour comprendre un peu mieux son cas : « Qu’est ce qui vous empêche Monsieur Ficri de repartir au Maroc et de faire une demande de visa pour revenir en France en toute légalité? » Aziz se lève et d’une voix mal assurée explique qu’il a peur que suite à son arrestation en 2014 le service des visas au Maroc ait été informé du cas « Ficri » et ait reçu la consigne de ne pas lui délivrer de visa pour la France. Il se rassoit. Son avocate intervient : « C’est aussi une question de délai, il est de notoriété publique que c’est très long pour obtenir un visa, il pourrait ne pas être de retour pour la grossesse de sa femme et la naissance de son enfant».

 

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