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Belgique, l’agression incestueuse se règle en famille : dans la culture tunisienne la victime est souvent considérée comme l’instigatrice

12/05

 

Un père de famille est poursuivi devant le tribunal correctionnel de Neufchâteau pour attentat à la pudeur sur sa propre fille. Les attouchements ont débuté alors que la victime n’avait que 5 ans. Ils ont duré plus d’une dizaine d’années.

C’est le PMS d’Arlon qui a donné l’alerte en raison des idées noires qui tourmentaient la jeune fille. La famille était pourtant au courant. Mais personne en son sein n’a jamais publiquement brisé le silence. La mère doit d’ailleurs répondre de non-assistance à personne en danger. « Sa fille l’a informée à deux reprises des faits, mais elle ne l’a jamais crue« , souligne le substitut du procureur, qui réclame un an de prison avec sursis à l’encontre de la mère.

L’avocat de la défense évoque la culture traditionnelle patriarcale qui régissait cette famille d’origine tunisienne. « Quand madame a été informée des faits, ça a immédiatement jeté un trouble« , souligne Me Yves Duquenne. «  Elle a essayé de régler les choses en famille en prenant un certain nombre de dispositions. Elle va d’abord obtenir qu’on écarte le papa. On discute ensuite en famille. Car dans la culture traditionnelle tunisienne, ce type de faits est source d’infamie pour la famille : on considère que la victime est généralement l’instigatrice. Il fallait donc préserver la petite du risque d’être montrée du doigt. »

La maman n’aurait donc pas intentionnellement refusé d’intervenir comme le prévoit la prévention, estime la défense, qui sollicite l’acquittement.

Quant au père , en détention préventive depuis un an, le parquet le présente comme un patriarche autoritaire qui fait régner l’omerta au sein de la famille. Le ministère public réclame 5 ans d’emprisonnement à son encontre sans s’opposer à un éventuel sursis probatoire. Me Renaud Molders-Pierre, son avocat, évoque le contexte alcoolisé dans lequel les faits se sont produits. Il souligne aussi le soutien dont le père bénéficie toujours auprès des siens. « Il est le pilier de la famille. C’est trop tôt pour pardonner. Mais sa femme et leurs quatre enfants sont prêts à lui donner une chance, à condition qu’il se soigne.« 

(Merci à PierreBXL)

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