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Trois journalistes convoqués par la DGSI pour avoir détaillé l’usage d’armes françaises au Yémen (MàJ : privés du statut de journaliste pour leur audition)

15/05

[…] Geoffrey Livolsi et Mathias Destal, journalistes et cofondateurs de Disclose, ont été auditionnés mardi « à titre personnel et sous le régime de l’audition libre par la Direction générale du renseignement intérieur » (DGSI), à la suite de la publication mi-avril d’une enquête intitulée « Made in France », qui comporte des documents « confidentiel défense » relatifs aux armes françaises utilisées par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis au Yémen, détaillent-ils dans un communiqué.

« Les enquêteurs de la DGSI ont notifié à Mathias Destal et Geoffrey Livolsi qu’ils n’étaient pas entendus en tant que journalistes. Au cours de leurs interrogatoires, ils ont appris que l’enquête préliminaire ouverte en décembre dernier était conduite sous l’autorité de la section terrorisme et atteinte à la sûreté nationale du parquet de Paris. Un cadre procédural que nous dénonçons fermement », poursuivent-ils.

« Avant d’exercer leur droit au silence », les journalistes « ont déclaré qu’ils avaient agi dans l’exercice de leur mission d’information du public, contribuant ainsi à un débat d’intérêt général majeur sur les exportations d’armes ». Selon eux, cette procédure les prive « des garanties apportées par la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse » et « l’absence de toute référence dans la convocation de la DGSI à la publication de l’article et à la qualité de journaliste, montre bien une volonté d’exercer une pression personnelle ».
[…]

LCI


25/04/2019
Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris pour « compromission du secret de la défense nationale » après la transmission au média en ligne Disclose d’une note classée « confidentiel-défense » évoquant l’utilisation d’armes françaises au Yémen, a appris l’Agence France-Presse (AFP), mercredi 24 avril, de sources concordantes.

Selon une source judiciaire, l’enquête judiciaire a été initiée le 13 décembre 2018 à la suite d’une plainte du ministère des armées, et les investigations ont été confiées à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

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