Plein ecran

Le « Courrier International » impute la fusillade de Munich de 2016 à « un terroriste d’extreme droite, supremaciste blanc »: L’auteur est Ali David Sonboly, un Germano-Iranien

23/04

Depuis mi-Avril: le Courrier International alimente un dossier « la haine blanche » afin d’évoquer pêle-mêle…

 

« Souvent minimisées, les violences commises par les extrémistes blancs, comme à Christchurch en Nouvelle-Zélande, le 15 mars, se multiplient dans de nombreux pays. »

« les milieux gamers sont devenus des viviers de recrutement pour l’extrême droite. »

« L’écofascisme renaît de ses cendres »

 

Dans sa diatribe du jour, le Courrier International, infographie à l’appui, dénonce :

« Le terrorisme d’extreme-droite, une menace mondiale »

 

Dès les premières lignes, le Courrier International impute une fusillade commise en 2016 à Munich à « un terroriste d’extreme-droite supremaciste blanc »

 

Mais qu’en est-il exactement?

Les faits:

À 17 h 52, une fusillade éclate devant un restaurant McDonald’s dans la Hanauer Straße à Munich en face du centre commercial Olympia où elle se poursuit.

La police allemande identifie rapidement la situation comme une attaque terroriste et communique que, selon plusieurs témoignages concordants, cette fusillade impliquait la présence de trois individus armés de fusils d’assaut; un important dispositif policier est alors mis en place, avec l’intervention du « groupe de protection des frontières numéro 9 ».

Quelques heures après, cependant, la police de Munich ne confirme la présence que d’un seul tireur, armé d’un pistolet et identifié comme un Munichois germano-iranien de 18 ans aux motivations encore inconnues, qui se serait suicidé après avoir tué neuf personnes et en avoir blessé seize autres, dont trois gravement. Le corps du tueur est retrouvé à un kilomètre du centre commercial vers 20 h 30 par la police.

Qui est l’auteur:

(extraits issus d’un article du HuffingtonPost)

« La fusillade qui a ensanglanté Munich est l’oeuvre d’un forcené souffrant de problèmes psychologiques, sans lien avec le jihadisme, qui a voulu établir un lien avec le massacre il y a tout juste cinq ans d’Anders Behring Breivik. L’homme est identifié comme Ali David Sonboly, un Germano-Iranien de 18 ans, selon Bild, le quotidien allemand le plus populaire. »

Le chef de la police bavaroise estimait aussi dimanche qu’Ali David Sonboly avait été influencé par la tuerie de Winnenden (sud-ouest) en mars 2009, où un jeune homme de 17 ans avait ouvert le feu dans son ancien collège, tuant 15 personnes, avant de se suicider.

[…]


Si Ali David Sonboly s’était inspiré, notamment, du terroriste Anders Behring Breivik, il l’était également par l’auteur de l’attentat de Wurtzbourg comme le révéla l’enquête

Attaque dont l’auteur était…

 » un jeune homme de 17 ans présenté comme un réfugié afghan mais probablement pakistanais »


Dès Juillet 2016, le HuffingtonPost (entre autres) relayant l’AFP, précisait:

D’après l’enquête, l’auteur de la fusillade de vendredi à Munich n’a toutefois pas ciblé spécifiquement ses victimes aux abords du centre commercial, a précisé le procureur de Munich Thomas Steinkraus-Koch, durant cette conférence de presse.

« Il n’y a ici rien contre les étrangers », contrairement à ce qu’avaient envisagé plusieurs médias du fait de l’origine étrangère de nombreuses victimes, a déclaré M. Steinkraus-Koch.

[NDLR: si le motif raciste de l’attaque fut évoqué un temps (mais très rapidement balayé), c’est notamment car Ali David Sonboly aurait été victime de harcèlement scolaire et « voulait se venger car il était maltraité par des camarades d’origine turque »]


Dans le cadre de cette attaque, une seule autre personne fut mise en cause un temps: un jeune Afghan de 16 ans, ami du tueur comme l’indiquait le Figaro dans un article du 25/07/2016:

Un jeune Afghan de 16 ans, ami de l’auteur de la tuerie de Munich, et qu’il avait rencontré le jour des faits, a été remis en liberté aujourd’hui, au lendemain de son interpellation, a annoncé à l’AFP une porte-parole de la police bavaroise.

« Le juge n’a pas vu de raison de l’emprisonner », a-t-elle indiqué.
Le tueur, muni de son arme, avait rencontré cet adolescent non loin des lieux du crime, peu avant de passer à l’acte vendredi dernier. La police soupçonne donc ce dernier d’avoir su ce qui se tramait, mais en l’état les éléments n’ont pas été jugés assez probants pour justifier une incarcération.  Le jeune Afghan avait aussi effacé une conversation en ligne sur Whatsapp qu’il avait eue avec le tireur, David Ali Sonboly, 18 ans, mais les enquêteurs ont réussi à la faire réapparaître.

Leur rencontre le jour du drame a eu lieu alors que le forcené, fasciné par les tueries de masse, était déjà en possession de son arme. De ce fait « il y a, selon nous, la possibilité que le prévenu pourrait avoir été au courant de quelque chose », a indiqué le procureur de Munich, Thomas Steinkraus-Koch. Soupçonné de « non dénonciation de crime », l’adolescent afghan avait été interpellé dimanche soir. Pour l’heure, les enquêteurs considèrent néanmoins que David Ali Sonboly, qui s’est suicidé après avoir tué neuf personnes, a agi seul.

Les deux garçons avaient fait connaissance lors d’un séjour dans un hôpital psychiatrique il y a un an, au cours duquel David Ali Sonboly a exprimé « une haine des hommes », a détaillé le procureur. Ils auraient échangé à propos de tueries. « Mon impression a été qu’il s’est comporté comme dans un jeu vidéo », a déclaré lors de la conférence de presse le commissaire Hermann Utz. L’enquête a montré que David Ali Sonboly, tout comme son ami afghan, jouait beaucoup à des jeux vidéo violents.


Cette intox n’est pas le seul « impair » du Courrier International:

Le courrier International impute également, dans ce même article, à « un terroriste d’extreme droite, extrémiste blanc »: La tuerie de Isla Vista en 2014

Problème: C’est faux.

Le tueur, Elliot Rodger (dont la mère est Sino-Malaisienne) était un autiste souffrant d’une forme aiguë du syndrome d’Asperger, adhérant aux thèses de la sous-culture Incel. Le massacre est unanimement reconnu comme une tuerie motivée par la misogynie extrême de l’auteur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Benjamin Morel affirme que le syndicat d'Extrême Droite pour lequel Nathalie Loiseau a été candidate épousait des thèses antisémites
Critiqué, LCI reformule son titre «Nathalie Loiseau est la tête de liste dont les Français ont la meilleure opinion, derrière Benoît Hamon»

Derniers articles

Commentaires

X
Accueil
Menu