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« Personne ou presque n’a jamais entendu parler de ce drame ». Quand les Japonais torturaient et massacraient 3000 Français en Indochine

13/04

Dans Les cages de la Kempeitaï, Guillaume Zeller retrace l’histoire de ces Français d’Indochine sous le joug de la terreur japonaise à la veille de la défaite des nazis en mars 1945. Ce sont des milliers de nos compatriotes que la Kempeitaï, la «Gestapo japonaise», a torturés et massacrés. Un évènement historique inconnu du grand public.
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Quelles furent les principales exactions infligées par les Japonais aux Français d’Indochine?

Au cours du coup de force du 9 mars et dans les jours qui ont suivi, les Japonais commettent une série de crimes de guerre contre les soldats français qui ont résisté avec héroïsme malgré un armement obsolète et des effectifs réduits et affaiblis. C’est en particulier le cas au Tonkin. À Langson, des centaines de prisonniers sont massacrées à la mitrailleuse, au sabre ou à coups de pioches. Le général Lemonnier y est décapité au sabre. Des massacres comparables se déroulent aussi à Dong Dang, Ha Giang, Ha Coï et ailleurs encore. Au Laos, on peut mentionner celui de Thakhek. Ceux des prisonniers qui ne sont pas assassinés sont entassés dans des casernes dans les pires conditions, et des centaines d’entre eux seront envoyées dans des camps, à Paksong, au Laos, ainsi qu’à Hoa Binh, à l’ouest d’Hanoï, en pleine jungle, où la mortalité est effroyable.

Vous décrivez les cages à tigres dans lesquelles les Français étaient détenus…

On y parque des hommes et des femmes, civils et militaires, qui y suffoquent dans des cages en bambous infectes et exiguës d’où ils ne sont extraits que pour être torturés par leurs geôliers.

Ces fameuses cages à tigre symbolisent l’horreur de la férule japonaise. Dans plusieurs grandes villes d’Indochine, en particulier à Hanoï, Haïphong, Nam Dinh, Saïgon, Vinh et Phnom Penh, la Kempeitaï – la gendarmerie militaire nippone, surnommée «Gestapo japonaise» – met en place des centres d’interrogatoires pour éradiquer toute résistance. On y parque des hommes et des femmes, civils et militaires, qui y suffoquent dans des cages en bambous infectes et exiguës d’où ils ne sont extraits que pour être torturés par leurs geôliers. Toutes les méthodes sont utilisées: les coups, l’eau, l’électricité, les brûlures…
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Le Figaro

Nombre de participants gonflé, approximations, analyse partielle... les petits arrangements du grand débat
Lynchage à Bourgoin-Jallieu (69) ? (MàJ : un adolescent en garde à vue)

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