Plein ecran

Cinéma : « La lutte des classes », une satire des bobos réjouissante ou consternante ?

07/04

Dans « La lutte des classes », Edouard Baer et Leïla Bekhti forment un couple de bobos qui vit à Bagnolet, et tient à scolariser son fils Corentin (Tom Levy) dans un établissement public.

Question de conviction, d’attachement au service public et à la mixité sociale. Les choses, pourtant, ne sont pas si simples. Leur fils a vite fait d’être brimé par ses camarades, parce qu’il est un « babtou », dans une école de banlieue qui tombe en ruines, pendant que les autres enfants de bobos partent pour une école privée. Et la comédie de Michel Leclerc se moque allègrement des contradictions de ses personnages face à la diversité de leurs voisins. Quelle est la part de la caricature dans cette satire ? Finit-elle par se retourner contre les intentions du cinéaste ? Et surtout, sa comédie est-elle aussi drôle qu’elle voudrait l’être ? Grégoire Leménager, de « L’Obs », et Jean-Christophe Buisson, du « Figaro-Magazine », ne sont pas d’accord.


Nouvel Obs

Interview du réalisateur Michel Leclerc dont le scénario raconte sa propre histoire.

On a mis notre fils dans un collège public du XXe arrondissement à Paris, en trichant sur notre adresse… Et après, on a déménagé près du collège. […]
Dans « La Lutte des classes », vous parlez du voile, des « Noirs et des Arabes », des « petits Blancs de service »… Vous n’aviez pas peur, en écrivant, d’être accusés de racisme ?

On a eu très tôt conscience d’être sur une ligne de crête. Quand on fait un film comme ça, tout est piégé. On a eu des débats infinis avec la production et même avec les acteurs, notamment avec Leïla (Bekthi), qui voulait être sûre des intentions du film… Est-ce qu’on pouvait faire dire à Édouard Baer, face à un personnage maghrébin, « Sors ta kalach ! » ? Dans un plan tourné devant l’école de Bagnolet, à combien de femmes devais-je faire porter le voile ? Il n’était pas question de stigmatiser qui que ce soit… […]

Aujourd’hui, la lutte des classes se joue d’abord à l’école ?

Baya Kasmi (compagne de Michel Leclerc). Oui, on n’a pas choisi le titre du film seulement pour le jeu de mots… Toutes ces histoires de religion, d’origine et d’identité qui traversent l’école cachent la lutte des classes sociales.

Michel Leclerc. D’où cette réplique du film : « Aujourd’hui, Blanc, ce n’est plus une couleur de peau, c’est une classe sociale. »

Le Parisien

Désinformation : l'UE en état d'alerte avant les élections européennes
Jean Lassalle : « La prochaine mandature européenne ne tiendra pas cinq ans »

Derniers articles

Commentaires

X
Accueil
Menu