Plein ecran

Meurtres d’Élise et Julien : un Rwandais interdit de territoire français depuis 2011 condamné à la réclusion criminelle à perpétuité (MàJ)

05/04

05/04/19

Jean-Claude Nsengumukiza a écopé ce vendredi de la prison à perpétuité pour avoir violé et étranglé Élise, 24 ans, et étranglé Julien, 31 ans. À l’époque du drame, en décembre 2015, il n’aurait pourtant pas dû se trouver sur le territoire français.

(…) « Le scénario le plus vraisemblable est que Julien ait d’abord été étranglé, puis qu’Élise ait été frappée, violée à plusieurs reprises et enfin étranglée », déclare au Figaro Me Dominique Lemiègre, conseil de la famille d’Élise.

Le meurtrier a été condamné à plus d’une dizaine de reprises, dont une fois à huit ans de prison, en 2011, pour viol. À la faveur d’une remise de peine, il était sorti de prison mi-novembre 2015, soit un mois avant le double meurtre. Mais malgré l’interdiction du territoire français prononcée contre lui, il n’avait pas été reconduit à la frontière à sa sortie de détention.

«Il y a eu un dysfonctionnement total entre les services de l’administration pénitentiaire et ceux de l’administration préfectorale», tempête Me Lemiègre, qui souligne que le trentenaire a fréquemment tenté de brouiller les pistes pour éviter d’être expulsé en déclinant systématiquement des identités, dates de naissance et nationalités diverses. «Ça pose la question de savoir si la République protège vraiment ses enfants», abonde Me Yves Mahiu, conseil de la famille maternelle de Julien.

(…) Le Figaro


(…) Depuis le drame, les familles se sentent « brisées », comme si le temps pour elles s’était arrêté le 20 décembre 2015. « On a l’impression que les gens sont passés à autre chose, explique Claude, le père d’Élise. Mais nous, on est jamais passé à autre chose. Chaque jour est un combat. »

Ce combat c’est celui de la justice. Et c’est Coralie, sœur cadette d’Élise qui l’a exprimé avec le plus de force, sans vaciller. Plus tôt dans l’après-midi, le président du tribunal a lu les conclusions de l’inspection menée pour déterminer pourquoi l’obligation de quitter le territoire de l’accusé n’avait pas été respectée. « Comment pouvons-nous encore croire en la justice française quand on voit tant d’erreurs ? », s’interroge Coralie.

 On ne serait pas là aujourd’hui s’il n’y avait pas eu ces erreurs.

Avant elle, Anne, la mère de Julien a exprimé vigoureusement ce désir de justice. « Je veux que la justice fasse son travail et punisse ce monstre », réclame-t-elle avant de se tourner vers l’accusé et de lui lancer d’une voix forte : « Il a tué ma chair, mon sang ! »

Actu.fr




Rouen. L’accusé du double meurtre était interdit de territoire français

Un Rwandais de 38 ans, entré clandestinement en France en 2002, comparait devant les assises de Seine-Maritime, depuis lundi 1er avril 2019. Il était sous le coup, depuis 2011, d’une interdiction définitive du territoire français après une condamnation pour viol. (…)

ouest-france.fr


01/04/19

[…]La cour s’est intéressée, au premier jour d’audience, à la personnalité de l’accusé. Cet homme, âgé de 38 ans, est difficile à cerner. Depuis son arrivée en France en 2002, Jean Claude Nsengumukiza s’est présenté sous 13 identités différentes. A l’audience, il se dit Rwandais. Mais dans le passé, il a pu se déclarer Ougandais.

L’accusé raconte le traumatisme subi, adolescent, lors du génocide au Rwanda et en particulier les meurtres en masse vus de ses propres yeux. Quelques années plus tard, se disant menacé, il quitte le pays et prend clandestinement un bateau en direction de l’Europe. Arrivé au Havre, il se voit refuser l’entrée sur le territoire. Le bateau repart. Au cap de la Hève, il saute à la mer !

14 condamnations inscrites au casier judiciaire de l’accusé dont une pour viol

Commencent alors de longues années d’errance, ponctuées de séjours en prison. Son casier judiciaire fait mention de 14 condamnations.  Conduite en état d’ivresse, vol, port d’arme, etc. Mais il y a plus grave. Plusieurs fois, il entre chez des femmes en passant par la fenêtre. Il se glisse même nu dans le lit d’une d’entre elles. (…)

francebleu.fr


Elise Fauvel, 24 ans et Julien Tesquet, 31 ans, ont été tués en décembre 2015. Les deux jeunes gens ont été étranglés au domicile de la jeune femme à Rouen. L’accusé, qui comparaîtra, est un homme d’une trentaine d’années dont la nationalité et l’âge exacts n’ont jamais été clairement établis


31/03/19

Les deux jeunes victimes n’auraient jamais dû croiser le chemin de cet homme, se disant tantôt Rwandais, tantôt Ougandais, condamné en 2011 pour viol en France. Il aurait dû être envoyé au Rwanda dès la fin de sa peine, mais en novembre 2015, le Rwanda n’a toujours pas répondu aux autorités françaises quand Jean-Claude Nsengumukiza sort de prison. Et un mois plus tard, à Rouen, il croise par hasard le chemin d’Elise Fauvel, 24 ans et de Julien Tesquet, 31 ans.

Les victimes ont été étranglées

Ce soir-là, le jeune homme a trop bu et l’accusé propose de les raccompagner jusqu’au domicile d’Elise, place de la Pucelle. Le lendemain, un ami des deux jeunes gens les retrouvent morts dans l’appartement : Elise et Julien ont été étranglés et la jeune femme a été violée. Le meurtrier présumé est interpellé quatre jours plus tard par la police, lors d’un banal contrôle d’identité. (…)

La question de la responsabilité de l’État

La question de la responsabilité de l’Etat, fera l’objet d’une autre procédure, pour faute lourde. L’accusé aurait dû être expulsé dès sa sortie de prison ; un rapport de l’inspection générale des services a d’ailleurs pointé des dysfonctionnement dans les services de la préfecture de Seine-Maritime.

francebleu.fr

Luisant (28) : une mère africaine condamnée pour avoir introduit un piment dans le vagin de sa fille, elle voulait la "désenvoûter"
Grèce : plusieurs centaines de migrants bloquent la principale gare d'Athènes

Derniers articles

Commentaires

X
Accueil
Menu