Plein ecran

Gilets jaunes : malaise chez les militaires après l’annonce de Macron

21/03

(…) Au ministère des Armées, le malaise est palpable. Même si sur le fond, l’annonce du gouvernement ne change quasiment rien pour les militaires, sur la forme, elle a été très mal perçue. Non seulement elle a laissé penser que des soldats en armes pourraient jouer le rôle de CRS, mais en plus, elle ternit le lien entre les citoyens et l’armée, pourtant crucial pour assurer le recrutement.

Au point presse hebdomadaire du ministère des Armées, jeudi 21 mars à Paris, les services de communication ont essayé de faire bonne figure. « Il n’y a rien de nouveau par rapport à ce qui était déjà réalisé les week-ends précédents », a assuré le colonel Guillaume Thomas, porte-parole adjoint de l’État-major des armées, « car nous poursuivons notre mission antiterroriste et il n’est pas question d’envoyer des militaires faire du maintien de l’ordre : ils ne sont ni entraînés, ni formés, ni équipés à cet effet ». « Simplement, nous adaptons notre dispositif ce week-end à la demande du ministère de l’Intérieur, et cette adaptation a déjà été utilisée par le passé », a-t-il précisé. De quoi relativiser un peu plus l’opération de communication du gouvernement, qui n’a fait que mettre un coup de projecteur sur un dispositif déjà existant.

Interrogé sur le risque de générer des situations dangereuses, par exemple si des militaires se trouvent encerclés par des manifestants violents et n’ont d’autre choix que d’ouvrir le feu pour se dégager, l’officier a botté en touche : « Il n’y a pas de raison de s’inquiéter, parce qu’il n’y a pas de raison de voir des soldats de l’opération Sentinelle au contact des émeutiers. » « Les consignes sont les mêmes que pour les week-ends précédents : les soldats savent anticiper les situations, et le cas échéant faire appel aux forces de sécurité intérieure s’ils étaient témoins de pillages ou d’autres exactions, ou pour se dégager d’une situation problématique », a encore assuré l’officier. En clair : les militaires ont pour instruction de ne pas s’approcher des zones à risque, et les sites qu’ils sécuriseront samedi seront géographiquement éloignés des lieux d’affrontements.

(…) Le Point

Après les violences sur les Champs-Elysées, des gendarmes accusent
Michel Cymes se paye les Gilets jaunes

Derniers articles

Commentaires

X
Accueil
Menu