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Bonn (All.) : Un Syrien placé en psychiatrie après avoir tenté de tuer. Pour la magistrate, « il a subi de nombreux traumatismes de guerre »

11/03

Bonn : Il a brutalement poignardé par derrière son ex-patron, qu’il appelait affectueusement « oncle »… Or le coiffeur Hakim B. (24 ans, nom modifié) a été acquitté devant le tribunal de district de l’accusation de tentative de meurtre. Il est considéré comme irresponsable et il est placé dans un service psychiatrique.

Dans son exposé des motifs, Anke Klatte, présidente de la chambre, a prononcé des paroles émouvantes et a clarifié le sort du réfugié syrien, qu’il est difficile de saisir. […]

Frappé par la guerre en Syrie

C’est un très jeune accusé, frappé par la guerre en Syrie, a expliqué la présidente de chambre. « Il a dû voir beaucoup, beaucoup de souffrance, beaucoup de morts. La souffrance qui nous a été épargnée ici », a-t-elle ajouté.

« C’était un jeune homme très déterminé, déclare Anke Klatte. Il a commencé à étudier la géologie en 2013, mais a dû abandonner parce que les combats se sont intensifiés. Lorsque le père d’Hakim B. a été frappé par un éclat d’obus, c’est seulement de manière indirecte que la famille a appris qu’il avait survécu. Des bombes sont tombées, la ville a été bouclée. Anke Klatte précise : « Ce que nous connaissons par la télévision, il a dû le vivre en direct ».

Hakim B. s’est enfui en Allemagne avec l’un de ses frères et s’est installé dans un centre pour réfugiés à Sankt Augustin en septembre 2015. Il a suivi un cours d’intégration et il a rapidement appris l’allemand. « Il a eu l’idée de gagner rapidement sa vie « , explique la présidente de chambre. […]

Il n’a pas trouvé de psychiatre qui parlait sa langue.

Anke Klatte : « Il a réalisé qu’il avait besoin d’aide, et pas seulement du médecin de famille. » Hakim B. a alors cherché désespérément un psychiatre qui parlait sa langue. « On lui a refusé de l’aide jusqu’à ce que le crime soit commis. »

Hakim B. a donc combattu ses peurs avec l’alcool et le cannabis. Cela n’a pas aidé longtemps. Selon Anke Klatte, il aurait développé une schizophrénie paranoïaque au printemps 2018.

Le jeune homme de 24 ans croyait être surveillé et persécuté, il parlait avec des mouches et des arbres, il était convaincu que tout le monde, sauf sa famille, lui voulait du mal. Il se sentait également menacé par son « oncle », pour qui il avait travaillé comme coiffeur à Troisdorf.

Lorsque le verdict a été rendu, la famille de l’accusé, y compris sa femme et son petit fils, a été soulagée. Parce qu’à présent Hakim B. reçoit l’aide dont il a besoin….

(Traduction Fdesouche)

Express.de

 

 

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