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Un camion va sillonner la banlieue pour « relooker » les chercheurs d’emploi

11/03


La cravate solidaire va désormais à la rencontre des jeunes de banlieue, grâce à un véhicule dans lequel vont se dérouler des « ateliers relooking » pour personnes en recherche d’emploi. Quand il vous manque la bonne veste, le bon tailleur, la bonne jupe, les bonnes chaussures, une cravate tout simplement, d’où le nom de l’association, pas facile de trouver du boulot. D’où l’idée de cette « cravate solidaire », qui donne des vêtements – oui, qui les donne, qui ne se contente pas de les prêter – aux demandeurs d’emploi qui en ont besoin. L’association existe depuis six ans maintenant, dans neuf lieux en France, mais la nouveauté, c’est qu’elle se lance désormais sur les routes. Un camion va sillonner les quartiers du Val-d’Oise et de la Seine-Saint-Denis. Avec tout à bord : dressing, mais aussi une salle pour les simulations d’entretien d’embauche, et un studio photo.

L’association ne se contente pas de donner des conseils vestimentaires

Le look, c’est même plutôt un prétexte. C’est vrai que c’est la première étape, et qu’un véritable « conseiller image » va s’occuper de chaque chercheur d’emploi.
Mais ensuite, il va passer une heure avec deux spécialistes des ressources humaines, des bénévoles bien sûr. Ils vont faire passer un entretien d’embauche « à blanc ». Et ils vont donner des conseils sur la gestuelle, sur la posture, sur le langage. Et puis la session se termine en apothéose, par une séance photo. C’est le concentré de tout le processus de transformation qui vient de se produire. Le chercheur d’emploi repart avec une photo de lui beau comme un camion, avec ses nouveaux vêtements, dans la bonne pose, le bon sourire. Une véritable métamorphose.

Tous ceux qui passent par la « cravate solidaire » sont rappelés dans les trois mois qui suivent leur passage. Résultat : près des trois quarts d’entre eux ont décroché un emploi ou une formation. Et à noter qu’on peut leur donner des vêtements, tout ce qui permet de bien présenter au boulot.

(Merci à Jolilolu)

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