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Levallois-Perret (92) : La boulangère noire prétendant être victime de racisme n’a toujours pas porté plainte, ne paie plus son loyer depuis des mois et est en litige à cause d’une cheminée d’évacuation (MàJ)

09/03

09/03/19

[…] Elle les accusait de vouloir la faire partir par tous les moyens, y compris via des comportements racistes. L’indignation a été immédiate sur les réseaux sociaux, jusqu’à faire réagir Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’Egalité femmes-hommes et à la lutte contre les discriminations.

Sauf que les copropriétaires ne racontent pas tout à fait la même histoire. Celle-ci aurait commencé en 2010 après le refus par le syndicat de copropriété d’autoriser Pauline C. à installer une cheminée d’évacuation pour transformer son dépôt de pain en véritable boulangerie.

« Ce refus, exempt de tout racisme, n’était que le résultat de la stricte application du règlement de copropriété qui interdit les activités entraînant des nuisances olfactives et sonores », souligne Me Jean-Marcel Nataf, l’avocat des copropriétaires. Qui goûtent peu d’être accusés publiquement de racisme, d’autant que Pauline C. n’a toujours pas déposé plainte.(…)
Pour les copropriétaires, le ramdam déclenché par la gérante du dépôt de pain aurait plutôt à voir avec sa situation financière. Pauline C. est en effet en litige avec sa bailleresse. En raison de retard de loyers, celle-ci a adressé à Pauline C. un commandement de payer sa dette avant le 11 mars, lundi donc. A terme, cela peut déboucher sur une procédure d’expulsion si les sommes en question ne sont pas apurées.(…)

leparisien.fr


05/03/19

Contactée par CheckNews, Isabelle Balkany, première adjointe de Levallois-Perret auprès de son mari et maire Patrick Balkany, veut «bien croire, qu’il y ait des connards, qui l’aient insultée» et rappelle qu’elle dénonçait les insultes racistes dans son tweet. Cependant elle indique que la mairie n’a rien à faire dans cette histoire «qui concerne un problème dans un bâtiment privé», résumant cela à la pose d’un système d’extraction «pour son commerce, qui n’est pas une boulangerie, mais un dépôt-vente», qui lui a été refusé par la copropriété de l’immeuble. Elle indique que la situation de cette dame avait été signalée auprès de la mairie: «il y a deux ans, le pasteur a écrit une lettre à mon mari. L’adjoint délégué au développement économique l’a reçue. Il lui a dit qu’il s’agissait d’une histoire privée mais que si elle était insultée, elle devait déposer plainte pour les insultes racistes. C’est ce qu’elle a fait. Elle est allée au commissariat, mais sans rien, sans éléments. Le commissariat, qui l’a reçue, lui a dit d’apporter des preuves pour que dossier soit bien traité par un magistrat. Elle a été relancée deux fois par la police mais elle n’a rien présenté. Ensuite, on a reçu une autre lettre d’un ami de cette dame. Le maire a envoyé l’adjoint à la sécurité. Elle lui a parlé d’espions. Il était un peu confus par ces propos, mais il lui a aussi recommandé de déposer une plainte. Je ne vois pas ce que la mairie pouvait faire de plus.» Isabelle Balkany ajoute que la police n’a pas reçu de plainte depuis ces quatre derniers jours, mais que certains adjoints directement cités par la boulangère et la LDNA réfléchissent à saisir la justice.

Du côté de la copropriété, CheckNews s’est entretenu avec Jean-Marcel Nataf, l’avocat du syndicat des copropriétaires de l’immeuble, qui «réfléchissent aux suites à donner puisque leurs noms ont été jetés en pâture», après les «méthodes assez répugnantes» de la LDNA. L’avocat explique que la commerçante «est titulaire d’un bail commercial. Elle souhaite avoir une extraction dans sa boutique. Or le règlement de copropriété stipule qu’il ne peut pas y avoir d’activité entraînant des nuisances d’odeurs et de bruits. Ce qui exclut les restaurants ou les endroits, où il y a de la cuisson, comme une boulangerie. Dans son cas actuel, elle possède un dépôt-vente. Conformément au règlement, chaque demande de modifications de cette dame lui a été refusée». CheckNews a obtenu une copie du règlement qui fait bien mention de ces interdictions.

CheckNews


28/02/19

RACISME – « Qui a fait cette faute-là, qui a donné une place pareille à une noire? ». Dans la ville des Hauts-de-Seine de Levallois-Perret, une boulangère a témoigné du racisme dont elle est victime au quotidien, suscitant un élan de solidarité impressionnant ainsi que de nombreuses réactions au sein de l’équipe municipale de la ville mais aussi du gouvernement.

Tout est parti d’une vidéo diffusée le 26 février par la Ligue de Défense Noire Africaine (LDNA), qui se présente comme un « mouvement luttant contre la Négrophobie, le Racisme, Discrimination ». Contactés par des habitants de Levallois-Perret, les membres de l’association se sont rendus à la boulangerie « Chemin des Pains » de Levallois-Perret et tenue par « Madame » Pauline », originaire du Cameroun.

Dans la vidéo de la LDNA, « Madame Pauline » raconte le racisme et les intimidations dont elle est régulièrement victime de la part de certains habitants. »Il y a des personnes qui me lancent ‘Chimpanzé’ (…) Franchement vous n’avez pas de place parmi nous », raconte la boulangère, dont le commerce se situe dans une rue très passante de la ville.

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