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Enquête : quel regard portent les Français sur leur territoire et leur cadre de vie

19/02
Une « France en morceaux », avec quatre groupes de Français qui « se côtoient, voire se croisent au sein des mêmes territoires » : c’est le diagnostic dressé par le Baromètre des territoires, une enquête menée par Elabe avec l’Institut Montaigne que révèle franceinfo, mardi 19 février. Cette enquête* nourrie de 120 questions a mesuré les opinions de 10 010 Français et le regard qu’ils portent sur leur territoire et leur cadre de vie. Voici le portrait qu’elle dresse de la France et des Français. [A noter qu’il n’est pas question des enfants dans cette enquête].

73% des Français se déclarent « heureux », dont 33% « très heureux » et 40% « plutôt heureux ». 67% assurent qu’ils ont trouvé un équilibre entre « temps de vie personnelle, familiale, sociale et professionnelle ». Et 75% estiment qu’en cas de « problèmes graves », ils auront « dans leur entourage des personnes sur qui vraiment compter ».

Ce bonheur dans la sphère privée est décrit par les auteurs de l’étude comme un « cocon personnel ». Et 66% des Français estiment qu’il fait « bon vivre » dans leur quartier ou leur commune.

Ce « bonheur privé » contraste avec les questions de pouvoir d’achat et la souffrance sociale. 48% des Français vivent des fins de mois difficiles et seuls 19% déclarent avoir une capacité d’épargne (« Je boucle facilement mes fins de mois et j’arrive à mettre de l’argent de côté »). 37% ont été à découvert au moins à plusieurs reprises ces douze derniers mois. Et un Français sur deux reconnaît avoir retardé ou renoncé à des soins de santé en 2018.

Cette précarité au quotidien se double du sentiment que la situation se dégrade. 43% des Français affirment que la situation de leur foyer a empiré en 2018, et ce sentiment grimpe à 60% chez les retraités. À ce ressenti s’ajoute le sentiment que les fractures de la société française produisent « relégation et exclusion ». 78% des Français jugent la société actuelle injuste, et 70% sont pessimistes sur l’avenir de la société française.
Une situation contrastée selon quatre profils de Français

Le baromètre des territoires révèle quatre profils de Français en fonction du rapport « subi ou choisi » avec leur territoire et la mobilité sociale. Ces trajectoires sociales et territoriales « qui coexistent dans l’espace national » modulent, atténuent ou amplifient la tendance nationale.

Les « Français affranchis ». 21% des Français sont « affranchis des contraintes territoriales et sociales ». Ils réalisent leurs projets de vie « sans entrave », ont « les moyens socioculturels de surmonter les obstacles (…) et de tirer parti des évolutions de notre société ». Ils sont les plus heureux (92%) et ceux qui manifestent le sentiment d’avoir choisi la vie qu’ils mènent (61%).

Les « Français enracinés ». Ils sont 22% à faire « le choix résolu d’un enracinement » dans leur territoire. Pour eux, la « bulle personnelle » est « un bouclier qui les protège de la violence sociale ». Ces Français goûtent au bonheur de « vivre au pays » et n’aspirent pas à la mobilité, ni géographique, ni sociale. 90% considèrent qu’il fait « bon vivre » dans leur quartier ou leur commune. Et 77% ont le sentiment d’avoir choisi leur vie.

Les « Français assignés ». 25% sont « bloqués géographiquement et socialement » par un faible capital économique, social et culturel. Assignés à leur territoire, ils subissent de plein fouet les inégalités sociales et territoriales. Leur quotidien est sous contrainte constante, ils vivent à l’euro près. 72% bouclent leurs fins de mois avec difficulté, 73% ont renoncé à des soins médicaux en 2018. Un sur deux est malheureux et 64% ont le sentiment de ne pas avoir choisi leur vie. Enfin, 97% d’entre eux estiment que la société est injuste, 78% que la réussite sociale est jouée d’avance et 92% sont pessimistes sur l’avenir de la société française.

Les « Français sur le fil ». Ils représentent 32% de la population. Ils expriment une envie de mobilité sociale et territoriale mais sont confrontés à la difficulté d’y arriver. Et à s’affranchir de leur situation socio-économique et des inégalités territoriales. C’est le groupe le plus partagé, entre les hauts niveaux de bonheur des « affranchis » et des « enracinés » et le mal-être des « assignés ». Un peu plus de la moitié se dit pessimiste. L’enquête conclut que, « plus jeunes et plus mobiles’, les « sur le fil » peuvent « basculer dans une des trois autres catégories en fonction des obstacles ou des opportunités ».

FranceTVInfo

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