Plein ecran

Cinéma : « Si Beale Street pouvait parler », une histoire d’amour contrariée par le racisme

31/01
Nous sommes à Harlem, dans les années 1970. Tish a 19 ans et aime depuis toujours Fonny, un jeune sculpteur. Elle tombe enceinte de lui. Ils décident de se marier et de trouver un logement. Mais entre les remontrances de la mère de Tish et les difficultés à trouver un appartement quand on est un couple de Noirs, l’affaire s’avère épineuse. Elle devient tragique lorsque Fonny est emprisonné, accusé du viol d’une jeune Portoricaine.

Portée par ses amants maudits, la mise en scène de Barry Jenkins élève le film au rang de poème, guettant les éclats de lumière au sein d’un monde qui aspire ses héros dans les ténèbres. Le résultat, d’une beauté esthétique inouïe, s’écarte du récit linéaire et impressionne par son sens du romanesque. On pense par moment au cinéma impressionniste et envoûtant de Wong Kar-wai, réalisateur adulé par Barry Jenkins à qui il emprunte sa liberté narrative, son goût du contemplatif, et sa virtuosité formelle.

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