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BHL remonte sur scène et part en « croisade pour l’Europe »

18/01

Bernard-Henri Lévy arrive légèrement voûté à notre rendez-vous […] La veille, il a fait une chute dans l’escalier. Mais « la bête », comme il dit, n’est pas morte, elle est même en pleine forme. Le philosophe et auteur français Lévy, 70 ans, débutera en mars une tournée des scènes dans 20 villes d’Europe, elle le conduira le 15 avril à Berlin […]

DIE WELT : Vous partez pour une sorte de croisade ?

Lévy : Tout à fait, c’est cela : une croisade pour l’Europe. J’ai mené de nombreux combats dans ma vie et je me suis beaucoup éloigné de chez moi. J’ai combattu pour les Kurdes, pour le « Printemps arabe », pour la Bosnie-Herzégovine, pour le Bangladesh et pour Israël.

Aujourd’hui, à 70 ans, j’ai pris conscience que ma propre maison, que l’Europe est en flammes. Il est temps de rentrer. Cette pièce de théâtre [« Looking for Europe« ] représente ma contribution. C’est pourquoi je me suis lancé dans ce projet complètement fou dans lequel j’ai mis énormément d’énergie.

DIE WELT : Qu’attendes-vous des élections européennes du mois de mai ?

Lévy : Deux choses. Premièrement qu’Emmanuel Macron batte à nouveau Marine Le Pen. Deuxièmement que la ligne franco-allemande marque des points sur tout le continent. Je ne suis pas un défaitiste. Nous pouvons encore gagner partout.

DIE WELT : Pourquoi les populistes sont-ils contre l’Europe ?

Lévy : Parce que l’Europe représente tout ce qu’ils détestent. La liberté. La démocratie. Le beau [sic] cosmopolitisme. […] Et finalement l’idée de la société ouverte qui était si importante pour Karl Popper. […]

On dit toujours que l’Europe, c’est le couple franco-allemand, et c’est vrai. C’est pourquoi la pièce, telle que je la jouerai à Berlin, sera placée sous le patronage moral d’Adenauer, de Kohl et de Merkel qui ont construit l’Europe.

Mais attention ! Le cœur du réacteur, le moteur, l’idéologie fondatrice de l’Europe, c’est le libéralisme anglais. Sans Macron et Merkel, il n’y a pas d’Europe. Sans Churchill, sans les libéraux anglais du 18e siècle, sans l’esprit anglais du capitalisme, il n’y en aurait pas non plus.

(Traduction Fdesouche)

Die Welt

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