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J-C Michéa : « en 1972 […] c’était un privilège de vivre en banlieue […] c’était pas du tout une politique de ghetto, de relégation, c’était le contraire »

17/01

De 14:45 à 16:30

« […]Pensez qu’en 1972, l’image de la banlieue c’était encore « c’est là qu’on vit bien » parce que dans notre HLM les salles de bain, les douches, n’existaient pas. Se laver c’était dans l’évier de la cuisine. Et on savait qu’en banlieue il y avait des douches. Et Yves Lacoste l’a démontré que si…
-Le géographe.
-Le géographe. Si à un moment donné la population a changé c’est que la banlieue est devenue tellement demandée, loin d’être un ghetto comme l’a pensé Paris VIII [qui] le laisse entendre de nos jours, c’était tellement demandé qu’à partir d’un moment il a fallu réguler la possibilité de s’installer en banlieue. Et on a pris comme critère les familles nombreuses. Du coup le taux de fécondité des familles d’origine maghrébine et africaine étant plus élevé, les banlieues sont progressivement devenues maghrébines et sub-sahariennes. Mais c’était pas du tout, Yves Lacoste le rappelle, dans le cadre d’une politique de ghetto, de relégation. C’était le contraire. Puisque c’était un privilège de vivre en banlieue avec des espaces plus grands, des équipements culturels qu’on avait pas dans les quartiers ouvriers de Paris, et bien le biais des familles nombreuses a fait que ça a changé de composition culturelle. Mais c’était pas du tout une zone de ghetto. »

Autre passage notable à 26:10 sur le rapport au père des jeunes dans les milieux d’extrême-gauche.

France Culture

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