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Italie : après l’extradition de Battisti, Salvini veut faire la chasse aux terroristes d’extrême-gauche réfugiés en France

16/01

La France héberge encore des dizaines d’anciens militants d’extrême-gauche condamnés par l’Italie pour des actes commis pendant les années de plomb, en vertu de la « doctrine Mitterrand »

Alors que l’ensemble de la classe politique italienne a célébré l’arrestation lundi de Cesare Battisti en Bolivie, le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini a annoncé qu’il ne s’agissait « que d’un début » et que le gouvernement allait continuer à traquer les anciens militants d’extrême-gauche condamnés pour des actes commis dans les années 1970, connues comme les « années de plomb » en Italie.

Dans le viseur de Salvini se trouve la France, terre d’asile pour de nombreux anciens des Brigades Rouges et d’autres groupes s’étant livrés à la lutte armée. « La fête est finie pour les délinquants. À présent, nous attendons qu’Emmanuel Macron nous rende les délinquants qui se sont réfugiés en France pour échapper à la justice italienne », a-t-il dit, peu après que Cesare Battisti eut été transféré dans la prison de haute sécurité d’Oristano.

(…) SudOuest

(…) La presse transalpine cite plusieurs noms de militants radicaux réfugiés en France : Giorgio Pietrostefani, condamné pour le meurtre du commissaire de police Luigi Calabresi ; Narciso Manenti, chef d’un commando de guérilla prolétarienne, qui serait responsable de l’assassinat d’un gendarme en 1979 à Bergame ; ou encore Enrico Villimburgo, membre des Brigades rouges, condamné à la perpétuité lors du procès sur l’assassinat d’Aldo Moro. L’enlèvement de cette figure de la Démocratie chrétienne, assassinée par ses geôliers en mai 1978 après 55 jours de séquestration, reste un traumatisme majeur dans l’histoire italienne.

Parmi ces militants italiens qui ont trouvé refuge dans l’Hexagone, on peut également évoquer le cas de Marina Petrella dont l’extradition a été bloquée par Nicolas Sarkozy en 2008 pour « raisons humanitaires ».

(…) RFI

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