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D’après une étude publiée par Amnesty International, les femmes noires sont les plus touchées par la violence sur les réseaux sociaux et notamment Twitter.

Déc
2018

[…] Amnesty International a réalisé avec l’entreprise spécialisée dans l’intelligence artificielle Element AI, une grande étude sur les messages postés sur Twitter. Plus de 6500 volontaires « anti-troll » ont vérifié les comptes de 778 femmes noires américaines et britanniques d’influence : des politiciennes ou des journalistes pour la plupart.

Les 228.000 tweets envoyés et les fils de discussions qui s’en sont suivis ont été scrutés et triés. Au total, plus de 1,1 million de messages « problématiques ou abusifs », c’est à dire à caractère raciste et ou sexiste, ont été adressés en un an à ces 778 femmes. Cela équivaut à un tweet violent toutes les trente secondes.

Milena Marin, responsable de la recherche chez Amnesty International a déclaré dans un communiqué accompagnant cette étude «Nous disposons des données pour corroborer ce que les femmes nous disent depuis longtemps : que Twitter est un endroit où le racisme, la misogynie et l’homophobie prospèrent essentiellement sans contrôle».

D’après l’enquête de l’ONG, par rapport aux femmes blanches, les femmes de couleur en général ont « 34% de risques en plus » d’être citées dans un message haineux. En réduisant le prisme sur les seules femmes noires, le pourcentage grimpe jusqu’à 84%. […]

Cette étude menée en Grande-Bretagne et aux USA est également concernante en France. Lorsqu’on se penche quelques minutes sur les comptes Twitter de l’animatrice Hapsatou Sy, de la journaliste Audrey Pulvar, ou encore de Christiane Taubira, on se rend compte que ce problème touche aussi l’Hexagone.

Cosmopolitan

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