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Fichage ethnique : les sportifs sont-ils prisonniers de leurs origines ?

28/11

Usain Bolt – Michael Phelps

Le sociologue Seghir Lazri travaille sur le thème de la vulnérabilité sociale des athlètes. Dans cette chronique, il passe quelques clichés du sport au crible des sciences sociales ou comment le social explique le sport et inversement.

Les Football Leaks (ces enquêtes qui, depuis deux ans, nous font découvrir les coulisses floues, étranges et tordues du ballon) apportent aussi leur lot de questionnements sociologiques. Ainsi, l’affaire du fichage ethnique, qui épingle les recruteurs du PSG, s’ajoute à une longue série d’histoires du même type liées à une dimension racialisante du sport. Alors que celui-ci est souvent dépeint comme un univers social méritocratique, les sportifs de haut niveau ne se sont-ils pas prisonniers des représentations sociales cramponnées à leurs origines ethniques ?

«Flemme»

Il y a quelques années, une psychologue de l’Insep m’a exposé la théorie d’un entraîneur national évoquant une sorte de «flemme naturelle des populations antillaises» pour expliquer la trop faible concentration de l’une de ses athlètes. La réalité est pourtant aux antipodes de facteurs ethniques : cette dernière, très affectée moralement par la distance avec sa région d’origine et sa nouvelle immersion dans l’élite sportive, souffrait de dépression. Il n’empêche, ce cas pratique raconte le poids des traditions et la facilité à relier ethnie et performance. […]

Libération

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