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La baisse des cours du pétrole complique la tâche des banques centrales

Nov
2018

La baisse des cours du pétrole menace de faire dérailler l’inflation. Ce qui remettrait en cause le rythme de normalisation des politiques monétaires.

C’est un message brut, comme il en a l’habitude. Dans un tweet publié dimanche hier, Donald Trump a salué la baisse des prix du pétrole . L’occasion de tacler une fois encore la Fed, puisque cette chute des cours de l’or noir fait baisser l’inflation. Au-delà de cette énième provocation vis-à-vis de sa banque centrale, le message du président américain n’est que l’écho d’une question qui se fait de plus en plus prégnante des deux côtés de l’Atlantique. Faut-il revoir le chemin de la politique monétaire, qui se normalisait jusqu’à présent pour accompagner la remontée de l’inflation ? La question ne va pas tarder à revenir au menu de la Banque centrale européenne.

« En Europe, l’impact des évolutions des prix du pétrole sur l’inflation générale est quantifiable, explique Stéphane Déo, chez La Banque Postale Asset Management. Une baisse de 10 % du prix du baril entraîne une baisse de 0,1 % de l’inflation. Nous anticipons donc que cette dernière passe de 2,2 % en octobre à 1,5 % en fin d’année. »Interrogé par les députés européens à Bruxelles lundi après-midi, Mario Draghi, son président, l’a reconnu. « La hausse récente de l’inflation a été portée par les prix de l’énergie, elle devrait donc baisser dans les prochains mois », a-t-il déclaré. Tout en maintenant ses objectifs d’inflation à moyen terme, misant sur une reprise de l’inflation sous-jacente (hors énergie, notamment). Et donc de politique monétaire.

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