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Italie: Pordenone, la ville rouge qui a succombé à l’extrême droite

21/11

Le Bronx. Au cœur de la ville, juste derrière le centre des impôts. Trente, pire, jusqu’à cinquante migrants sont venus élire domicile dans la pénombre du parking souterrain d’un immeuble. C’était en 2016. Les habitants ont pris peur, un sentiment d’envahissement les a étourdis. Et ils ont surnommé ce parking occupé « le Bronx »… Puis il y eut Matteo Salvini, ses trois visites en un mois, l’élection municipale, et vingt années d’administration de gauche sont parties en fumée. Pordenone la rouge a basculé à l’extrême droite de l’échiquier politique.

Tout un symbole. Un signe avant-coureur de ce qui se produirait, deux ans plus tard, à l’échelle nationale et dans la région du Frioul-Vénétie julienne, à laquelle Pordenone appartient. D’ailleurs, le chef de la Ligue n’a cessé de revenir dans cette cité industrielle ouverte aux courants migratoires depuis des siècles. Au fond, c’est un peu grâce à Pordenone et à sa région que Salvini se trouve là où il est aujourd’hui.

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« Les réfugiés de guerre régularisés, pas de problème, ce sont nos frères! Les autres [les migrants économiques en situation irrégulière, NDLR], on n’en veut pas », selon la parole, décomplexée, d’Ivo Moras, président de la commission permanente de la région Frioul-Vénétie julienne.

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Europe 1 – Le JDD

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