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Etats-Unis. Une sénatrice publie un test ADN pour prouver à Trump qu’elle est amérindienne, ça se retourne contre elle

16/10

Elizabeth Warren, sénatrice américaine du Massachusetts, a publié un test ADN prouvant ses lointaines origines amérindiennes. Un geste loin d’être anodin de la part de la candidate pressentie du parti démocrate pour la présidentielle de 2020, qui a profité de ces révélations pour relancer la longue dispute qui l’oppose à Donald Trump. Le président américain accuse notamment Elisabeth Warren, une figure forte de l’opposition, d’avoir menti sur ses origines pour faire avancer sa carrière en comptant sur la « discrimination positive » et en se présentant comme issue d’une minorité.

Toutefois, les résultats d’un test ADN publiés par le Boston Globe permettant d’identifier les origines d’un individu semblent montrer que la sénatrice a effectivement des ancêtres amérindiens. « Les faits indiquent que vous avez absolument un ancêtre amérindien dans votre filiation », explique le professeur de l’université de Stanford qui a effectué l’analyse ADN. Bien que « la grande majorité » des ancêtres de la sénatrice du Massachusetts soit issue d’Europe, les résultats du test font état « de fortes preuves de l’existence d’ancêtres amérindiens », « remontant à une période comprise entre six et dix générations », selon les résultats publiés par le quotidien. Les faits sont toutefois nuancés par le journal qui explique que la sénatrice ne serait donc que 1/32e Amérindienne, voire 1/1024e si cela remonte à dix générations.

Le président américain avait défié la sénatrice du Massachusetts de prouver qu’elle avait des origines amérindiennes, l’accusant de mentir pour favoriser sa carrière. La sénatrice de 69 ans a pourtant pris Donald Trump au mot.

(…) Alors que l’affaire commençait à faire beaucoup de bruit aux États-Unis et qu’Elizabeth Warren tentait de minimiser les proportions qu’elle prend, elle est devenue la cible de critiques émanant aussi bien de la droite que de la gauche. Les conservateurs ont ainsi pointé du doigt le très faible pourcentage de sang amérindien coulant dans ses veines et Rich Lowry, un éditeur de la revue conservatrice National Review a noté ironiquement que cela ne suffirait pas à convaincre Donald Trump. Nombreuses sont également les personnes s’interrogeant sur la chronologie des évènements et se demandant pourquoi la sénatrice publie son test ADN avant les élections de mi-mandat, affaiblissant sa voix sur les autres sujets de la campagne.

Une autre question relancée avec la publication de ces résultats est ce qui a poussé Elizabeth Warren a changé à plus de 30 ans l’ethnie à laquelle elle s’identifie. En effet, la sénatrice a changé celle-ci de « White » (blanche) à « Native Américain » (Amérindienne) lorsqu’elle est devenue professeur de droit entre la fin des années 80 et le début des années 90, comme le relève le New York Times. La sénatrice a depuis expliqué qu’à cette période, elle a commencé à s’identifier comme Amérindienne pour honorer ses origines car nombre de ses proches âgés sont morts à ce moment-là. La Nation Cherokee, la plus grande trois nations tribales reconnues aux États-Unis, a enfin critiqué Mme Warren en expliquant dans un communiqué que par son action, elle « affaiblit les intérêts tribaux ». La nation tribale insiste également sur le fait qu’un « test ADN ne peut en aucune façon à lui seul, permettre de se revendiquer une appartenance » et appelle donc la sénatrice à ne plus évoquer ces éléments dans un contexte politique.

(…) Le Figaro

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