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Paris : 6 mois de prison ferme pour l’agresseur de Marie Laguerre

Oct
2018

Le procès de l’agresseur de Marie Laguerre, 22 ans, s’est tenu ce jeudi 4 octobre au Tribunal de grande instance de Paris. Une audience au cours de laquelle le jeune homme a reconnu les faits mais en a nié la gravité. Le 24 juillet dernier, alors qu’elle était en train de rentrer de chez elle, dans le XIXe arrondissement de Paris, un homme d’origine tunisienne s’est mis à faire des bruits avec sa bouche et à tenir des propos obscènes. « Ta gueule« , lui a-t-elle répondu tout en continuant son chemin avant que l’homme ne la rattrape, ne lui jette un cendrier et lui assène un violent coup au visage qui lui a valu quinze jours d’incapacité total de travail (ITT).

L’étudiante avait alors pu récupérer les images de vidéo surveillance du bar situé à côté. Des images visionnées près de 9 millions de fois et qui ont fait le tour du monde. Le tout quelques jours avant que le Parlement n’approuve la loi contre les violences sexistes et sexuelles, qui prévoit notamment de punir le harcèlement de rue. C’est aujourd’hui que se tient le procès de cet agresseur présumé, Firas M. Une audience qui devait se tenir fin août mais que la présidente du tribunal avait renvoyé afin d’établir « une expertise psychiatrique approfondie« . Une expertise qui n’a toujours pas pu avoir lieu à ce jour.

L’homme de 25 ans, est uniquement jugé pour des faits de « violence avec usage ou menace d’une arme », et non pour « harcèlement sexuel », comme cela était le cas au moment de l’enquête. […] Les cheveux bouclés tombant sur ses épaules, les yeux clairs et un tee-shirt bleu aux motifs psychédéliques, dans le box, Firas M. ne cessera de s’agiter, de marmonner, de commenter, et d’interrompre la présidente du tribunal tout au long de l’audience. « Laissez moi parler », « relevez-vous », répétera-t-elle sans arrêt devant l’accusé qui tantôt se rassoit pendant qu’elle lui parle, tantôt lui coupe la parole avec une pointe d’insolence. Interpellé le 27 août à la sortie d’un séjour psychiatrique de trois semaines à l’hôpital Maison Blanche Bichat, le jeune homme a reconnu les faits en garde-à-vue. « Pas vu pas pris comme on dit, mais là il y avait une vidéo », commente-t-il l’air quasi-amusé le dos appuyé contre la vitre du box.

L’histoire de Firas M. c’est celle d’un jeune impulsif qui grandit livré à lui-même, sans domicile fixe, qui consomme alcool et cannabis, et qui passe régulièrement par la case prison. Au total, le jeune homme a déjà été condamné neuf fois pour des faits allant de la conduite avec usage de stupéfiant, et vol avec violence, en passant par le proxénétisme aggravé.

Firas M. reste donc en prison. Il a été condamné à douze mois d’emprisonnement, dont six mois avec sursis, accompagnés d’une mise à l’épreuve pendant trois ans. Le tribunal a également prononcé une obligation de suivre des soins psychologiques, une interdiction d’entrer en contact avec la victime, à laquelle il doit verser 2000 euros en réparation du préjudice moral. Enfin, il doit effectuer un stage de sensibilisation aux violences faites sexistes et sexuelles, comme l’avait demandé la partie civile. L’accusé a lui conclu en prenant à partie Me Noémie Saidi-Cottier, devant une salle stupéfaite : « J’en ai croisé des filles sur ma route. Demandez-leur si je suis sexiste, vous serez étonnée. »

Les Inrocks

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