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« Pendez les Blancs » : le clip non censuré (Màj : le rappeur ne regrette rien car « c’est un message d’amour en profondeur »)

26/09

La chanson s’appelle PLB, pour « Pendez les blancs ». Le dernier clip de Nick Conrad a engendré une large polémique sur les réseaux sociaux. Publiée sur YouTube le 17 septembre 2018, la vidéo a été partagée par des internautes et plusieurs élus. Sur RTL, le patron des sénateurs Les Républicains Bruno Retailleau dénonce « une provocation au crime ».


La réaction de Nick Conrad, interrogé par RTL :

« J’ai inversé les rôles ». Le but de la vidéo, était de « choquer les idées reçues ».
Le rappeur parisien estime qu’il a « osé personnifier le racisme ».

« Je ne cherchais pas le buzz, ce clip est supposé amener à réfléchir et pas rester en surface. Je ne comprends pas les gens qui ne vont pas chercher en profondeur. Ce n’est pas un appel à la haine, c’est une fiction qui montre des choses qui, du début à la fin, sont vraiment arrivées au peuple noir, tous les éléments qui sont cités dans le morceau, un à un, ont vraiment touché et marqué le peuple noir dans sa chair, de manière à ce que blancs comme noirs puissent se rendre compte de la situation ». Et même s’il « comprend le souci qu’il peut y avoir », il ne regrette rien.

« Ce morceau est plus profond qu’il n’y paraît (…) Je ne peux pas renier ce que j’ai écrit, ça touche le racisme, c’est la beauté de ce morceau, ça reste de l’art », lance-t-il en insistant sur le fait qu’il joue le personnage du raciste.

Nick Conrad se défend d’être raciste et met en avant le fait que « 80% des gens de l’équipe du clip sont des blancs« , comme le réalisateur et l’acteur principal. « Mes amis blancs me soutiennent », poursuit-il. Pour sa défense, il ajoute qu’en 2016, il a sorti une chanson intitulée 130 cercueils, en hommage aux victimes du 13 novembre.

« Un raciste un vrai pour de vrai ne peut pas se vanter de prendre le micro et dire des choses abominables, ajoute-t-il. C’est dit pour que les gens se réveillent réellement (…) C’est un message d’amour en profondeur, plus qu’un message de haine ».

Face au torrent de réactions, le rappeur est un peu surpris, il ne s’attendait « pas à autant de virulence ».

« Moi aussi dans ma vie il m’a été donné de voir des scènes choquantes », poursuit-il en prenant en exemple les peintures d’Eugène Delacroix au Louvre. Et invoque l’essence de l’art, plus particulièrement du rap.

« Le rap est né dans le ghetto, il a pour mission de dénoncer les choses. Un artiste a pour but de s’inspirer du monde pour dénoncer, que ça plaise ou non, justifie-t-il. C’est l’essence même du rap. En France plus qu’ailleurs, on a du mal avec la vérité ».






Les réactions des politiques :

La LICRA annonce alors avoir saisi la justice. Depuis, la vidéo a été supprimée de YouTube.

RTL.fr

Extrait des paroles : 

Je rentre dans des crèches, je tue des bébés blancs, attrapez-les vite et pendez leurs parents,
Écartelez-les pour passer le temps.
Divertir les enfants noirs, de tous ages, petits et grands,
Fouettez les fort, faites le franchement
Que ça pue la mort que ça pisse le sang
Pendus aux arbres dans le vide sidéral
Que ces fruits immondes procurent un spectacle fascinant
Blafards et marrants
Ôtez leur toute vie, qu’ils soient des objets sans vie dès à présent
Possédez les, mettez vos noms sur leurs testaments

Refrain: « Pendez les, Pendez-les tous, pendez les blancs ».

Pas de sentiments, qu’ils meurent tous en même temps
Donnez l’exemple, torturez devant le groupe
Ceux qui sont trop récalcitrants

Etc…


Une interview de Nick Conrad datée de 2016 :

BONJOUR NICK. SI TU DEVAIS TE PRÉSENTER EN QUELQUES MOTS QUE DIRAIS-TU ?
Bonjour Vania. Je dirai que je suis un artiste noir, parisien, fier et raffiné

COMMENT ES-TU TOMBE DANS LE RAP ?
C’est la maladie qui m’a fait tomber dans le rap. J’ai la drépanocytose. J’ai écrit mon premier texte le 4 janvier 1994 sur mon lit d’hôpital. J’avais besoin d’exprimer ce que j’avais sur le cœur, ce que je vivais sur le moment.

COMMENT DÉFINIRAIS-TU TON STYLE VESTIMENTAIRE ?
Mon style est celui de la rue avec une pointe de raffinement.
J’ai opté pour le bandana sur la tête après un shoot photo. Je le portais habituellement dans ma poche de jean. Le photographe m’a dit : « pourquoi ne pas le nouer sur ta tête ? » Je me suis regardé dans le miroir et j’ai aimé l’image que je dégageai .Pas 2 Pac comme beaucoup peuvent penser, mais l’africain portant fièrement son étoffe ; son tissu traditionnel d’Afrique.

REVENONS À LA MUSIQUE. Ton prochain album SAPHIR NOIR, POURQUOI CE NOM ?
Saphir est une pierre précieuse.
Noir pour ce que je le suis.
L’ensemble des deux mots reflète ma musique et ce que je suis intérieurement. Dans cet album j’envoie un message d’unité et d’identité noire. L’homme noir à des capacités intellectuelles et physiques comme n’importe quel être humain. Nous sommes tous des êtres extraordinaires.

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