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Paris : l’improbable remise en liberté de l’un des pontes de l’arnaque au CO2

Sep
2018

 

Il aura finalement recouvré la liberté de manière quelque peu inespérée… Selon nos informations, Gérard Chetrit, 48 ans, condamné à huit ans de prison et 10 millions d’euros d’amende, au mois de mai dernier dans le volet le plus spectaculaire de l’escroquerie dite « à la taxe carbone » – au cours duquel près de 385 millions d’euros ont été détournés des caisses du fisc français –, a été remis en liberté le 3 septembre dernier. Une remise en liberté consécutive à une succession « d’erreurs et de dysfonctionnements » des services judiciaires.

Incarcéré pendant près de deux ans et demi, Gérard Chetrit, également prénommé Gad, né à Haïfa en Israël avant de s’installer à Marseille (Bouches-du-Rhône), a pu quitter libre le centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin alors qu’il était convoqué, le jour même, devant la cour d’appel de Paris pour l’examen d’une demande de mise en liberté. Considéré comme l’un des pontes de l’arnaque au CO2, ce père de famille avait fait appel de sa condamnation, le 2 juillet dernier, à l’issue d’un jugement qu’il avait qualifié de « bidon ». « La justice avait deux mois pour le convoquer et examiner sa demande de mise en liberté, explique un haut fonctionnaire. Mais, bizarrement, il a été convoqué par la cour d’appel de Paris au dernier jour des deux mois de délai imparti. » Toujours selon nos informations, extrait de sa cellule, le 3 septembre, pour être conduit devant les magistrats de la cour d’appel, Gad Chetrit refuse de monter dans le fourgon cellulaire prévu pour le conduire devant le tribunal. « Il disposait d’un certificat médical attestant qu’il était malade dans un fourgon cellulaire classique et qu’il devait être transporté dans un véhicule particulier, précise l’un de ses avocats, Me Erick Campana. Il a attendu toute la journée qu’on vienne le chercher mais aucun véhicule particulier ne s’est présenté. Comme nous étions au dernier jour pour qu’il soit convoqué pour l’examen de sa demande de mise en liberté, il a donc été automatiquement libéré le jour même. »  (…)

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