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Nigeria : le retour volontaire des migrants fuyant la Libye

Août
2018

L’Etat d’Edo est le territoire du Nigeria d’où partent chaque semaine des centaines de jeunes et moins jeunes vers les différentes routes de migration. Depuis des décennies, de véritables réseaux constitués organisent et encadrent le parcours et, dans de nombreux cas, le trafic humain. Depuis un peu plus d’un an, le Nigeria, avec l’aide de l’OMI (l’Office international des migrations), affrète des avions pour faciliter le retour des Nigérians émigrés et en situation de détresse.

À l’aéroport international de Lagos, les passagers en provenance de Libye s’impatientent. Sept femmes et 153 hommes attendent en rang dans une zone interdite au public. D’ordinaire, ici sont déchargés le fret et les vols postaux. Ces rapatriés portent un survêtement à capuche décliné en gris clair, gris sombre, bleu marine ou noir.

Une boite médicalisée en bandoulière, Nathaniel Bagadoji porte un gilet jaune fluo. Ce soir c’est le 32e vol spécial qu’il accueille en moins d’un an. « Nous sommes habitués à ces “revenants” volontaires. Nous savons comment ils se comportent et comment ils peuvent réagir. Et ils réagissent parfois violemment mais nous savons comment leur parler. Ce n’est pas toujours simple à gérer. Mais nous sommes heureux de voir nos compatriotes revenir vivants de Libye. » (…)

Le témoignage d’une « revenante »

Installée dans ce port du sud du Nigeria, Ivie Agbonwaneten bénéficie d’un accompagnement depuis son retour volontaire de Libye. Elle a obtenu une allocation lui permettant de payer six mois de loyer du salon de coiffure qu’elle a ouvert à Benin City. Âgée d’une vingtaine d’années, Ivie se sait très fragile, car régulièrement, elle reçoit des appels de ses amis qui ont réussi à traverser la Méditerranée.

Elle explique ce qui l’a poussé à entamer ce périple vers l’Europe. « Une de mes amies m’a recommandée auprès de la patronne. Cette dernière m’a demandé de suivre un passeur, et que je ne devrais pas m’inquiéter, car cet homme allait me guider jusqu’à elle en Europe. Elle m’a dit qu’elle était coiffeuse et qu’elle avait besoin d’aide, quelqu’un qui s’associerait à elle pour faire le travail. » (…)

rfi.fr

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