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Mutualisation de services policiers en banlieue parisienne : « Il y a des villes où il n’y aura plus de policiers la nuit »

Juin
2018

« Il y a des villes où il n’y aura plus de policiers la nuit », alerte jeudi 28 juin sur franceinfo Eddy Sid, porte-parole en Ile-de-France du syndicat Unité SGP-police, alors qu’un projet de mutualisation de certains services policiers doit entrer en vigueur en septembre dans les départements de Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne et Hauts-de-Seine.

Les services judiciaires et les services de police-secours de plusieurs commissariats seraient ainsi regroupés les week-ends et la nuit, à partir du mois de novembre. La préfecture de police parle d’une « optimisation des ressources », tandis qu’Unité SGP-police dénonce une « fermeture déguisée » de commissariats. Le syndicat organise des manifestations jeudi 28 juin, dans les trois départements concernés et devant la préfecture de police à Paris.

Moins de proximité, plus de trajets

« Si je prends l’exemple des Hauts-de-Seine, on a aujourd’hui 25 communes et 25 commissariats qui existent. Eh bien, 23 des 25 commissariats vont devoir fusionner [la nuit et les week-ends] », explique Eddy Sid. « Quand vous appellerez police-secours parce que vous avez constaté qu’il y a un cambrioleur en action en face de chez vous, il n’y aura personne pour venir.

Les policiers devront traverser deux, trois, voire quatre communes pour pouvoir intervenir. Et on ose nous dire que cela ne va rien changer ?Eddy Sid, de l’Unité SGP-police

Autre exemple donné par le syndicaliste : « Quand une personne va se faire agresser à Villetaneuse [en Seine-Saint-Denis] en sortant un peu tard le soir, dorénavant il faudra qu’elle traverse plusieurs communes, Villetaneuse, Epinay, Pierrefitte pour pouvoir potentiellement avoir un traitement judiciaire de sa plainte à Stains. »

Pour Eddy Sid, cette mesure entre en contradiction avec la mise en place d’une police de sécurité du quotidien, annoncée par le gouvernement. « Comment pouvez-vous prendre le temps de mettre pied à terre et de discuter avec les concitoyens ? Parce que ce n’est pas forcément que de l’interpellation, c’est aussi de la collecte d’informations », souligne le policier.

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