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Rapport sur la situation et les tendances du terrorisme dans l’Union Européenne en 2017 (TE-SAT 2018)

25/06

Cette édition 2018 du TE-SAT annuel donne un aperçu de la nature et de l’ampleur du terrorisme auquel l’UE a fait face en 2017. Bien que la majorité des États membres aient indiqué qu’ils n’avaient pas connu d’attaques terroristes au cours de cette période, la souffrance humaine et les menaces d’attaques restent élevées. Dans ce rapport, vous ne trouverez pas seulement des informations sur le nombre des attentats terroristes qui ont eu lieu en 2017, mais aussi le nombre d’arrestations et de condamnations pour crimes terroristes. Un bref aperçu de la situation terroriste en dehors de l’UE est également inclus.

En 2017, 68 victimes ont perdu la vie à la suite d’attentats terroristes dans l’Union européenne (UE) – une raison suffisante pour qu’Europol ne réduise pas ses efforts de lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes. Même si le nombre de victimes a diminué l’année dernière, le nombre d’attaques sur le sol européen n’a pas diminué, le nombre d’attaques inspirées par les djihadistes a plus que doublé.

PRINCIPALES TENDANCES

Neuf États membres de l’UE ont signalé un total de 205 attentats terroristes déjoués, ratés ou aboutis en 2017 (2016: 142). Cela représente une augmentation de 45% par rapport à 2016 et un changement par rapport à une tendance à la baisse amorcée en 2014. Ces attaques ont fait 68 victimes et 844 blessés. Presque toutes les victimes (62) sont le résultat d’attaques terroristes djihadistes. Le nombre d’attentats terroristes djihadistes est passé de 13 en 2016 à 33 en 2017.

Dans l’ensemble, les attaques ethno-nationalistes et séparatistes représentaient la plus grande proportion (137) des attaques. Plus de la moitié d’entre elles (88) concernaient des incidents liés à la sécurité en Irlande du Nord.

Le nombre d’attaques perpétrées par des groupes terroristes et des individus de gauche ou anarchistes a légèrement diminué en 2017 (24).

Cinq attentats terroristes déjoués, ratés ou achevés (2016: 1) attribués à des extrémistes de droite ont été signalés en 2017, ce qui a conduit à l’arrestation de 20 suspects (2016: 12).

975 personnes ont été arrêtées dans l’UE pour des infractions liées au terrorisme (2016: 1 002). La plupart de ces arrestations étaient liées au terrorisme djihadiste, car ces personnes étaient soupçonnées de participer aux activités d’un groupe terroriste, planifier et préparer des attaques, faciliter la diffusion de la propagande, le recrutement et le financement du terrorisme.

Plus de détails mis en évidence sur les récentes attaques des terroristes djihadistes :

  • La préférence pour attaquer des personnes, plutôt que d’autres cibles, pour provoquer une réaction émotionnelle dans le grand public (Paris, mai 2018, Barcelone, août 2017)
  • Attaques contre des symboles d’autorité (Liège, mai 2018, Trèbes, mars 2018)
  • Attaques contre des symboles  de vie à l’occidentale (Manchester, mai 2017).
  • De nouvelles attaques dans l’UE par des terroristes djihadistes suivant l’une de ces tendances, ou une combinaison de celles-ci, sont très probables.
  • Avec l’augmentation des attaques djihadistes, leur préparation et leur exécution sont devenues moins sophistiquées.
  • Les terroristes djihadistes sont souvent considérés comme des acteurs solitaires, se préparant seuls ou encouragés par des amis et des parents.
  • Cependant, la propagande en ligne et la mise en réseau via les médias sociaux restent des moyens essentiels de recruter, de radicaliser et de récolter des fonds. La connaissance souvent rudimentaire de l’Islam rend les attaquants potentiels vulnérables à la manipulation.
  • Les récentes attaques djihadistes ont été commises principalement par des terroristes locaux, radicalisés sans avoir voyagé pour rejoindre un groupe terroriste à l’étranger. Parmi la grande variété d’assaillants, certains étaient connus de la police, mais pas pour des activités terroristes, et la plupart n’avaient aucun lien direct avec une organisation djihadiste.
  • La dégradation des structures organisationnelles dites de l’État islamique (EI) n’implique pas une réduction de la menace du terrorisme djihadiste. Les activités terroristes dans l’UE commandées, guidées ou inspirées par l’EI, Al-Qaïda ou d’autres organisations djihadistes restent une possibilité réelle.

Europol

 

 

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