L’Europe de Maastricht et Lisbonne à bout de souffle

Mar
2010

Depuis quelques semaines, l’Europe est sous le feu de la rampe, mais rarement de manière très positive. Refus de Barack Obama de participer à un sommet européen, crise économique et financière. Le vieux Continent va mal. La faute à une construction européenne mal conçue.

Au début des années 90, on nous avait vendu la monnaie unique comme un moyen pour les européens de retrouver une forme de souveraineté monétaire face au dollar, d’avoir une croissance plus forte. Les dix dernières années montrent bien que l’euro est un très lourd boulet accroché aux pieds des économies européennes.

Les crises irlandaises, espagnoles ou grecques, montrent que la bonne croissance de ces pays pendant les années 2000 ne reposait que sur une bulle, qu’ils paient bien cher aujourd’hui, puisque le PIB de l’Irlande a baissé de 10% en deux ans, que le chômage atteint 20% en Espagne et que la Grèce est aujourd’hui soumise à un plan d’austérité draconien. Bref, au final, personne n’a vraiment profité de l’euro et chaque jour qui passe le démontre, de manière de plus en plus claire.

Mais l’échec économique européen est complété par un échec institutionnel patent. Là encore, on nous avait vendu le Traité Constitutionnel Européen, puis le traité de Lisbonne, comme des moyens, pour l’Europe, de fonctionner de manière plus efficace. Las, même Daniel Cohn-Bendit finit par dénoncer le fonctionnement de l’Union Européenne.

2010 sera peut-être le début de la fin, pour cette Union Européenne d’inspiration fédéraliste et néolibérale. Son échec patent, sur tous les fronts, pourrait bien encourager les peuples à soutenir les partisans d’une autre Europe, plus respectueuse des peuples.

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