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Ali Gedikoglu, un chef de file des pro-Erdogan en France, visé par une enquête judiciaire

Juin
2018

 

La plainte a été déposée avec constitution de partie civile auprès du doyen des juges d’instruction du TGI de Paris en janvier 2017 sur le fondement de l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881. Cette plainte fait suite à la publication par Ali Gedikoglu, le président de l’association Cojep International sur son compte Youtube le 1er novembre 2016, d’une vidéo d’environ une demi-heure dans laquelle il s’en prend, en turc, à plusieurs personnalités de la communauté franco-turque qu’il qualifie de « parasites » qui à ses yeux nuisent aux bonnes relations entre la France et la Turquie.

Ali Gedikoglu a expliqué cette semaine sur une chaîne de télé turque avoir été entendu par le parquet parisien. Dans les faits, Ali Gedikoglu avait rendez-vous avec la juge d’instruction Lucie Berthezene lundi 28 mai à 14h30 à Paris. Selon Ali Gedikoglu, il n’aurait pas été mis en examen. Dans la même semaine, la juge d’instruction a notifié aux parties la fin de l’enquête. Reste dès-lors à attendre les réquisitions pour ensuite savoir si la juge rendra une ordonnance de non lieu ou de renvoi vers une juridiction pénale.

Ali Gedikoglu, 53 ans, est le président fondateur de Cojep, une association dont le siège est à Strasbourg, dans le quartier de Koenigshoffen. Créée au début des années 90, son objet officiel est le développement de la citoyenneté et la lutte contre l’islamophobie.

L’association, qui le conteste, est considérée comme une structure relais en France des idées du président islamoconservateur turc Recep Tayyip Erdogan. D’ailleurs, cette semaine, Cojep a publié un communiqué fustigeant la Une du magazine Le Point qui qualifie Erdogan de dictateur. Dans ce communiqué, l’association Cojep estime que Erdogan est « le Mandela du XXIe siècle ». Ali Gedikoglu est également à l’origine de la création en 2015 du Parti égalité justice (PEJ) ainsi que de Medya France TV et Medya Turk TV, deux médias alternatifs très actifs sur le web.

(Merci à CathoAlsace)

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