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Diffusion de propagande terroriste : Deux ans de prison requis contre les trois responsables du Conseil central islamique de Suisse

17/05

La procureure fédérale a requis deux ans de prison avec sursis et cinq ans de période probatoire, mais s’est abstenu de demander de peine pécuniaire au vu de la situation financière des trois prévenus. Elle les accuse de violation de la loi fédérale qui interdit les groupes Al-Qaïda et Etat islamique. Plus précisément elle leur reproche la réalisation et la diffusion de deux vidéos de propagande terroriste en faveur d’Al-Qaïda.

Les trois prévenus, le vidéaste Naim Cherni, le porte-parole du CCIS Qaasim Illi et son président Nicolas Blancho ont refusé tous les trois de témoigner en raison de la nature politique du procès, ont-ils répété plusieurs fois.

Une position qu’ils ont expliquée il y a deux jours devant la presse: selon eux, l’acte d’accusation du Ministère public de la Confédération serait biaisé, rédigé dans le seul but de stigmatiser leur organisation.

Au début de son réquisitoire, la procureure a jugé bon de rappeler aux prévenus qu’il n’était pas ici question de procès politique ou islamophobe, mais plutôt de juger des faits.

Les trois prévenus n’avaient par conséquent que la formule « Kein Kommentar » à la bouche. A de nombreuses reprises, ils ont aussi renvoyé les juges vers un rapport rédigé par le CCIS. Un document qui répondrait à toutes leurs interrogations sur la nature des vidéos au coeur de ce procès, leur contenu, leur finalité et leurs éventuels liens avec la scène djihadiste syrienne.

Un idéologue du djihad comme protagoniste principal

Pendant plus de 3 heure de réquisitoire, Juliette Noto s’est longuement arrêtée sur le profil du principal protagoniste de ces films, un prédicateur islamiste, un idéologue du djihad armé. Autant Naim Cherni, le vidéaste, que Qaasim Illi, le porte-parole du CCIS, ne pouvaient l’ignorer. Ils ont donc diffusé les propos de cet homme en toute connaissance de cause, de plus sans aucune prise de distance.

Pour la procureure, il ne s’agit pas de travail journalistique comme le prétendent les prévenus, mais bien de propagande. Ils ont ainsi offert à ce Saoudien exilé en Syrie une plate-forme pour l’idéologie d’Al Qaida, toujours selon la procureure.

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