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Mort de Naomi Musenga : avertissement sur les boites de paracétamol, dangereux pour le foie en cas de surdosage (Màj)

10/07

10/07/2019

Le paracétamol est un incontournable des armoires à pharmacie. Plus de la moitié des Français s’en sont vus prescrire par leur médecin l’an dernier, sans compter ceux qui en prennent sans ordonnance. Efficace, la molécule peut être dangereuse. Un avertissement va donc apparaitre d’ici neuf mois, à compter du 9 juillet : « Surdosage = danger ; dépasser la dose peut détruire le foie ». « Ça vient très rapidement, vous augmentez la dose, vous passez à 5, 6 g par jour et du jour au lendemain, un processus de destruction de votre foie se met en route (…) et il peut être irréversible », détaille le Dr Dominique Martin, directeur de l’Agence nationale de sécurité du médicament.

L’Agence du médicament demande également aux industriels d’inscrire au dos du médicament les recommandations de bon usage. Pas plus de 1 g par prise, pas plus de 3 g par jour, au moins quatre heures entre les prises. Attention aussi à ne pas dépasser cinq jours de traitement sans avis médical.

09/07/2019

[…] Son décès avait choqué parce qu’elle n’avait pas été prise en charge en urgence, raillée par l’opératrice du Samu lors de son appel. Ce qui a été moins relaté, c’est la raison de son état de santé. Naomi Musenga est décédée d’une intoxication au paracétamol absorbé par automédication sur plusieurs jours.

Ce médicament, commercialisé sous les noms des marques Doliprane ou Dafalgan, est le plus vendu au monde et il peut être toxique en cas de surdosage, jusqu’à tuer. Désormais, un avertissement en rouge devra être inscrit sur toutes les boîtes de l’antidouleur en vente libre dans les pharmacies, a annoncé ce mardi 9 juillet l’Agence du médicament (ANSM).

Les laboratoires concernés ont neuf mois pour modifier les boîtes afin d’y faire figurer les messages d’alertes demandés par l’ANSM. Sur les boîtes contenant uniquement du paracétamol, la mention complète sur la face avant sera “Surdosage = danger” et “Dépasser la dose peut détruire le foie”. Le tout encadré en rouge. […]

Huffigton


Pistes de compréhension:

Surdosage de paracétamol : Moussa, greffé du foie après une intoxication

Pour calmer des douleurs aux dents, Moussa avalait 6 à 7 comprimés de Doliprane par jour. Un matin, il s’est écroulé et a dû recevoir en urgences un nouvel organe.

Le Parisien


« Naomi Musenga n’est pas morte parce qu’elle a bouffé trop de paracétamol« 


  • Les révélations sur la mort de Naomi Musenga, décédée quelques heures après avoir contacté le Samu de Strasbourg, continue de poser des questions.
  • Certains médecins lèvent le tabou du «syndrome méditerranéen», préjugé officieux selon lequel certains patients originaires du pourtour méditerranéen surjoueraient la douleur.
  • Une vision biaisée qui peut provoquer une mauvaise appréciation de la souffrance, si importante pour poser un diagnostic.On pourrait croire à une maladie rare liée au soleil ou à l’eau turquoise… Mais le « syndrome méditerranéen » n’a rien à voir avec un diagnostic scientifique ou une quelconque pathologie. C’est ainsi que l’on surnomme un préjugé qui serait partagé par certains soignants, selon lequel les patients originaires des pays méditerranéens exprimeraient plus bruyamment, plus expressivement leur douleur. La mort de Naomi Musenga, dont le Samu de Strasbourg n’a pas pris en compte l’urgence de l’appel, fait émerger la question de cette évaluation biaisée de la douleur.

    Le « syndrome méditerranéen », rumeur ou réalité ?

    « On m’en a parlé il y a deux ou trois ans dans un amphithéâtre de médecine, témoigne un externe, qui a souhaité rester anonyme. On nous explique que les patients issus du pourtour méditerranéen ont tendance à surjouer la douleur. Le message derrière tout ça, même si ce n’est pas dit aussi clairement, c’est qu’il faut moins vite s’inquiéter. » Au risque de négliger certains symptômes.

    « Le « syndrome méditerranéen », c’est quelque chose que j’ai découvert pendant mes études, il n’y a pas un cours dédié, mais des remarques insidieuses de la part de certains soignants, renchérit Baptiste Beaulieu, généraliste et romancier. Je me souviens d’une blague sur le « syndrome de la Macarena » des Espagnols comme si le patient exécutait cette danse pour dire qu’il a mal partout… »  (…)

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