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L’internationale des « invisibles » : « petits Blancs » contre minorités

Classes ouvrières blanches décimées en Grande-Bretagne ou aux États-Unis, Afrikaners qui vivent dans la pauvreté en Afrique du Sud et fulminent contre le battage médiatique autour de Nelson Mandela, ouvriers du Pas-de-Calais ou des Bouches-du-Rhône séduits par les tirades de Marine Le Pen sur les « invisibles » :

on voit se dessiner depuis plusieurs décennies une communauté internationale de sentiment que résume bien l’expression anglaise de white backlash,

qui décrit la frustration et la relégation sociale vécues par des « petits Blancs » chez qui domine une impression vague d’être traités par l’État avec moins d’égards que ne le sont les minorités ethniques ou les immigrés,

deux groupes généralement mis dans le même panier. (…)

Surtout, la dimension anti-élite du white backlash doit s’appréhender à l’aune des décisions fédérales touchant à l’affirmative action (souvent mal traduit par « discrimination positive ») et à la déségrégation scolaire, le tout dans un contexte de désindustrialisation et de reflux de l’État-Providence.

On peut se gausser du « racisme » de ces « petits Blancs » (white trash) et se moquer des fautes d’orthographe sur leurs pancartes, mais il n’empêche que les précurseurs de ce qui est aujourd’hui le mouvement Tea-Party

visent juste lorsqu’ils déplorent que les décisions imposant à leurs enfants de partager l’espace public avec les minorités ne concernent pas les enfants des élites politiques,

habitués aux quartiers cossus qui envoient des contingents fournis d’étudiants à Harvard ou Princeton, dans une logique de ségrégation par l’argent.

C’est de bonne guerre : les enfants des leaders politiques ou éditorialistes conservateurs partagent les bancs des mêmes campus prestigieux, bien sûr,

mais ces derniers reprochent aux « libéraux » (au sens américain du terme) de ne pas appliquer les principes qu’ils imposent à la masse. (…)

Saphir news

Washington sur Seine ? Ces ministres de François Hollande qui ont été formés par les Américains

La French American Fondation est connue pour sa formation, les « Young Leaders », réservée à une dizaine de jeunes surdiplômés chaque année. Sur les huit socialistes sélectionnés comme Young Leaders depuis François Hollande en 1996, six rentrent dans son gouvernement cette semaine. Le plus « atlantiste » n’est pas toujours celui qu’on croit…

Exit Alain Juppé, Valérie Pécresse, Nathalie Kosciusko-Morizet, Laurent Wauquiez, Jeannette Bougrab… Place à François Hollande, Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg, Marisol Touraine, Najat Vallaud-Belkacem, Aquilino Morelle (plume du Président), etc.

« Enfin des têtes nouvelles ! » entend-t-on ici ou là. Nouvelles ? Tout est relatif, quand on sait décrypter la liste ci-dessus : en fait, tous ces « Young Leaders » de l’UMP ont laissé la place à des « Young Leaders » du Parti socialiste. Car François Hollande et Pierre Moscovici depuis 1996, Marisol Touraine et Aquilino Morelle depuis 1998, Arnaud Montebourg depuis 2000 et Najat Vallaud-Belkacem depuis 2006, sont tous des « Young Leaders ».

Tous ont été minutieusement sélectionnés et « formés » par ce très élitiste réseau Franco-Américain, inconnu du grand public, sponsorisé entre autres par la banque Lazard.

En d’autres termes, ils ont tous postulé et se sont fait parrainer pour être admis à suivre ce programme phare mis en place par la FAF, la French American Fondation. La FAF est elle-même un organisme à cheval sur Paris et New-York, créée en 1976 conjointement par les présidents Ford et Giscard d’Estaing. A noter qu’entre 1997 et 2001, John Negroponte présida la FAF, avant de devenir entre 2005 et 2007, sous Georges Bush, le premier directeur coordonnant tous les services secrets américains (DNI), dirigeant l’US States Intelligence Community (qui regroupe une quinzaine de membres, dont le FBI et la CIA).

Atlantico

(Merci à Ecrivailleur)

La listes des Young leaders français depuis 1981

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Crise : Le Maroc ne veut pas le retour des Marocains d’Europe

Environ 100.000 Marocains résidant en Europe auraient décidé de retourner vivre et travailler au Maroc à partir de la prochaine rentrée scolaire. L’éventualité ne serait pas bien bien accueillie par le gouvernement Benkirane, qui considère que le retour des Marocains résidant à l’étranger (MRE) n’est pas une option pour le pays en proie à une crise économique depuis 2011.

Le retour définitif de ces Marocains d’Europe entraînerait trop de problèmes d’intégration, d’éducation et de santé, d’après des sources du ministère chargé de la Communauté Marocaine résidant à l’étranger.

A terme, ce sont plus de 150.000 Marocains résidant en Europe, qui compteraient retourner définitivement au Maroc, afin de fuir la crise économique dans leurs pays d’accueil, depuis près de deux ans.

En Espagne, où le taux de chômage a atteint 25%, 40% des immigrés marocains sont sans emploi, selon des rapports relayés par des médias espagnols, lesquels estiment à plus d’un million le nombre de Marocains vivant dans la péninsule ibérique.

Le même constat a été dressé en Italie, où vivent plus de 550.000 Marocains dans la pauvreté, l’exclusion et l’absence totale d’opportunités de travail. Des témoignages qui nous parviennent d’Italie parlent de milliers de Marocains ayant atterri à la rue depuis le début de la crise. Nombre d’entre eux se sont tournés vers la vente ambulante ou la contrebande pour survivre.

bladi (Merci à Zatch et billgates)

Hénin-Beaumont : Mélenchon battrait Le Pen (MàJ)

Communiqué de Steeve Briois, Secrétaire Général du Front National, Conseiller municipal d’Hénin-Beaumont, Suppléant de Marine Le Pen

En juin 2007, l’institut de sondage Iflop, dirigé par la patronne du Medef Laurence Parisot, publiait un sondage concernant les élections législatives dans la circonscription d’Hénin-Beaumont. Ce sondage plaçait Marine Le Pen en 4ème position, à 14 %. L’Ifop se trompait alors de (seulement) 10 points puisque Marine Le Pen réalisa 24 % au soir du premier tour.

Durant l’élection présidentielle le même institut plaçait, quelques semaines avant le premier tour, Mélenchon à égalité avec Marine Le Pen. Aujourd’hui, pour être à la une du « JDD » et faire le buzz, l’institut Iflop fait encore plus fort et fait passer, dans la circonscription d’Hénin-Beaumont, Jean-Luc Mélenchon de 14 % à la présidentielle à …29 % à la législative ! Mélenchon aurait augmenté de 100 % en quelques jours, du jamais vu… [...]

Front National

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EXCLUSIF – Selon notre enquête Ifop/Fiducial/JDD, le candidat du Front de gauche réussirait son pari. Il devancerait le PS au premier tour et le FN au second tour dans tous les cas de figure.

[...] Selon notre sondage Ifop/Fiducial/JDD, il serait certes devancé au premier tour par Marine Le Pen (29% contre 34% pour le FN). Mais Jean-Luc Mélenchon réussirait surtout à largement distancer le candidat soutenu par le Parti socialiste, Philippe Kémel, qui recueillerait 18%. Une claque pour le PS puisque François Hollande avait obtenu 28,8% au premier tour quand Mélenchon se contentait de 14,9%. Il y a donc une inversion du rapport de force au profit du Front de gauche.

Au second tour, Jean-Luc Mélenchon l’emporterait dans tous les cas de figure : en duel face au FN (55% contre 45%) ou en triangulaire (44% pour Mélenchon, 20% pour le candidat MoDem soutenu par l’UMP et 36% pour Le Pen). [...]

Le JDD

C’est l’histoire d’un mec… (MàJ : un lecteur de Rue89 répond à Xyr)

Addendum 19/05/12 :
Rue89 : « Suite à la publication de la tribune signée Hordalf Xyr, et intitulée « Je suis une erreur dans votre système, je suis votre électeur FN », nous avons reçu une réponse d’un riverain « issu de l’immigration », qui se dit « très affecté » par cette lecture et propose une autre approche de la société. Le débat continue. »

Lire la tribune du « riverain » : « frustré, je n’ai pas choisi la haine »

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Addendum 17/05/12 : Rue89 reprend l’intégralité de la tribune de Xyr (déjà partagée 2500 fois sur Facebook) :
Comment un jeune homme, qui a manifesté contre Le Pen en 2002, peut-il voter pour sa fille en 2012 ? Une tribune pour comprendre et retracer un itinéraire peu commun.

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Addendum 11/05/12 :

C’est mon histoire, c’est la vôtre, c’est la nôtre

Il semble que mon dernier texte ait eu un certain impact. Presque 2000 « J’aime » sur facebook, un grand nombre de liens sur twitter, des reprises sur plusieurs autres sites. Des visiteurs qui étaient des centaines sont devenus des milliers en quelques heures, principalement grâce aux administrateurs de François Desouche que je remercie au passage, et qui font un boulot essentiel, on ne le dira jamais assez.

Une large audience pour cet article donc. Ça fait plaisir, inutile de le cacher, on écrit d’abord pour être lu. Des dizaines et des dizaines d’emails reçus, des proches parfois, beaucoup d’inconnus, de l’enthousiasme à revendre, des personnes qui se reconnaissent totalement dans les mots que j’ai expulsés, des témoignages de lecteurs souvent touchants et touchés. Je suis heureux d’avoir réussi à parler au nom de pas mal d’entre vous, en particulier de ma génération, et je compte bien continuer à le faire. Merci à vous. C’est toujours bon de savoir qu’on n’est pas seul. [...]

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[10/05/12] C’est l’histoire d’un mec…

Un électeur FN, normalement, c’est une personne âgée assez aisée, qui aimerait interdire le rock, la techno et toutes les musiques de « jeunes », qui vit dans un village paumé à la campagne et qui n’a jamais vu un Arabe de sa vie, une personne xénophobe pleine de préjugés qui regarde trop TF1. Ou bien c’est un pauvre gars inculte faisant partie de la frange la moins éduquée de la population, qui ne comprend pas le monde dans lequel il vit.

vous avez créé ce racisme dont vous ne parlez jamais, pourtant largement majoritaire dans les faits : le racisme de ceux qui nous appellent « les faces de craies »

J’ai la vingtaine et quelques années, je vis avec à peine 500 euros par mois, j’écoute du métal et de l’électro en passant par du rap, j’ai passé tout mon secondaire dans une ZEP et j’ai habité dans une banlieue encore après mon bac, j’ai été élevé dans une gauche Canal plus et chez nous le bouton 1 de la télécommande est resté à l’état neuf. J’ai toujours eu d’excellentes notes au cours de ma scolarité, avec notamment un 20 sur 20 en histoire/géo pour mon bac blanc, et je suis des études supérieures en étant à quelques semaines d’un diplôme d’ingénieur avec mention Bien.

Moi, raciste ? Il y a une quinzaine d’années encore lorsque j’allais à un repas avec mes parents, et que j’entendais des convives dire qu’ils n’aimaient pas les Arabes et qu’ils votaient Le Pen, je sortais discrètement de la pièce pour aller dehors cracher sur leur bagnole. Moi, raciste ? Mes potes au collège s’appelaient Abdelkader et Saïd et je vomissais avec eux les « fachos ». Moi, raciste ? Au lycée j’ai dénoncé à la direction des élèves néonazis qui se pointaient avec « Mein Kampf » au bahut.

Moi, je ne suis pas dans le « champ républicain » ? Je vous emmerde, la gauche. Je vous ai appartenu corps et âme assez longtemps pour avoir le droit de le dire, haut et fort. Je n’ai aucune leçon à recevoir de vous. [...]

Lire la suite sur L’Horreur du château

Quand Yamina Benguigui défendait la priorité raciale contre les « Blancs de souche »

« A qualité égale, priorité au Beur puisqu’il a eu plus d’obstacles à franchir qu’un Blanc de souche. »
Yamina Benguigui, Courriers Cadres, 21 octobre 2004

Appel lecteurs : Nous recherchons un scan de l’article de Courriers Cadres afin de confirmer (ou d’infirmer) l’information donnée par Wikipedia. Merci

Le 16 mai 2012, la réalisatrice franco-algérienne Yamina Benguigui est nommée ministre déléguée de la Francophonie et des Français de l’étranger du gouvernement de Jean-Marc Ayrault.

Depuis 2008, elle était adjointe à la Mairie de Paris, en charge des Droits de l’Homme et de la Lutte contre les discriminations. Yamina Benguigui est par ailleurs membre du Haut Conseil à l’Intégration et du club d’influence Le Siècle.

Wikipedia

Dernière minute :
La cinéaste, nouvelle ministre déléguée des Français de l’étranger et de la francophonie, sera le premier membre du gouvernement Ayrault à se rendre au Festival de Cannes samedi 19 mai, a-t-on appris auprès de l’Organisation internationale de la francophonie.
Elle doit participer à une rencontre visant à soutenir la mise en place du Fonds panafricain pour le cinéma et l’audiovisuel. Trois ministres de la culture (Tunisie, Côte d’Ivoire et Gabon), ainsi que des représentants du Burkina Faso et du Maroc, seront également présents. Le Monde

(merci à Bill)

Quand Christiane Taubira voulait passer sous silence la traite négrière arabo-musulmane (rediff.)

Rediffusion 05/05/2006

Christiane Taubira déclare sans ambages qu’il ne faut pas trop évoquer la traite négrière arabo-musulmane pour que les «jeunes Arabes» «ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des Arabes». Les enjeux du présent expliquent ces relectures du passé.

Hebergeur d'image

Ces logiques communautaires influent aussi sur le projet mémoriel La Route de l’esclave, décidé en 1993 par l’Unesco : Roger Botte, chercheur au Centre d’études africaines du CNRS, constate qu’il privilégie également la traite transatlantique du fait de «la pression des représentants du monde arabe et des Etats africains». [...]

L’Observatoire de l’islamisation